« Je n’ai pas dormi depuis hier matin », s’excuse la tête de liste de La France insoumise. La faute aux négociations sur les termes de la « fusion technique » entre les deux listes de gauche. Une fusion qui respecte « l’équilibre » des scores obtenus, mais ne concerne pas le programme, qui restera celui des écologistes. « Grégory Doucet a dit que son programme du premier tour sera aussi celui du second », rappelle la candidate malheureuse à la mairie centrale.
L’accord est avant tout la volonté de « tout faire pour balayer Jean-Michel Aulas et sa droite réactionnaire », précise la députée insoumise. Et tant pis si aucun maire d’arrondissement ne sera issu de ses rangs, puisque LFI est arrivée derrière les écologistes partout.
Au terme des élections, les Insoumis formeront leur propre groupe au conseil municipal, sans participer à l’exécutif, « pour porter notre programme, nos valeurs, et nos engagements ». Mais ils ne seront pas non plus « dans l’opposition », précise Anaïs Belouassa Cherifi qui se dit « profondément émue de ce que nous avons réussi à faire ».
Est-ce que Grégory Doucet fera un bon maire ? « Oui, et avec nous encore mieux », sourit la députée avant de s’éclipser pour « enfin dormir ».







