20 postes d’instit supprimés à la rentrée

33 élèves par classe : 15 écoles surchargées en septembre

Les parents d’élèves de l’école maternelle Aimé Césaire dans le quartier de la Buire (Lyon 3ème) sont en colère. Le 24 juin dernier, à la clôture des inscriptions, ils comptaient 132 enfants à la rentrée prochaine. Pour quatre classes, soit 33 élèves par classe en moyenne. Beaucoup trop pour ces parents qui demandent donc l’ouverture d’une cinquième classe. La situation devient d’autant plus urgente que le quartier verra en octobre la livraison d’un nouvel ensemble d’immeubles. Avec son lot de familles et d’enfants.

« Qu’adviendra-t-il de nos enfants si un enseignant est absent ? Les remplaçants font défaut. Il n’est pas envisageable de porter le nombre moyen d’élèves par classe à 44 », s’insurgent les parents dans la pétition adressée à l’inspecteur de l’Académie du Rhône. « Direz-vous aux parents de rentrer chez eux avec leurs enfants ? », veulent-ils savoir.

L’inquiétude est partagée à la mairie du 3e arrondissement. « Aimé Césaire peut accueillir 12 classes, maternelle et élémentaire confondus. Actuellement, nous en avons 9 donc il y a encore de la place », précise Anne Brugnera, conseillère déléguée aux affaires scolaires et à la petite enfance, qui espère l’ouverture d’une classe supplémentaire à la rentrée.

Cependant, malgré les demandes répétées de la conseillère ainsi que d’Yves Fournel, adjoint chargé de l’éducation auprès du Maire de Lyon, l’inspection d’Académie a reporté à la rentrée la décision d’ouvrir des classes supplémentaires. « Cela va totalement désorganiser la rentrée car il faudra déplacer les enfants au bout de quelques jours de cours seulement, » fulmine l’élu. Et l’école Aimé Césaire n’est pas un cas isolé à Lyon. Quinze écoles de l’agglomération lyonnaise sont victimes de classes surchargées.

Temporiser jusqu’à la rentrée

De son côté, Jean-Louis Baglan, inspecteur d’Académie fraîchement débarqué à Lyon dit vouloir « attendre la rentrée pour voir si les inscriptions effectives correspondent aux annonces ». Avant de jurer ses grands dieux qu’il n’y aura jamais 33 élèves par classe, à Aimé Césaire ou ailleurs. « Je m’y engage, » assène-t-il.

« Les écoles maternelles cesseront alors d’accueillir les enfants de 2 ans », analyse Bernard Bagaggia, secrétaire départemental adjoint du syndicat SNUipp- FSU. « Sans compter qu’avec 20 postes d’enseignants en moins dès la rentrée sur l’Académie, il n’ouvrira pas de classes sans en fermer ailleurs. »

Le conseil technique paritaire, qui décide des fermetures et ouvertures de classes, se réunira le 6 septembre prochain.

Publié le : jeudi 7 juillet 2011, par Eve Renaudin