Lyon rejoint par Saint-Étienne et Vienne

Un pôle métropolitain pour mieux coordonner les transports

Malgré les critiques de l’opposition, le Grand Lyon a voté lundi soir la création d’un pôle métropolitain, englobant les agglomérations lyonnaise, stéphanoise, viennoise et nord-iséroise. Le nouvel ensemble a pour but de « coordonner les transports à l’aune de le métropole », explique Gérard Collomb. Mais aussi de faire rayonner les évènements culturels.

La nouvelle entité comprendra :
- le Grand Lyon (58 communes, 1 269 257 habitants)
- Saint-Étienne Métropole (43 communes, 374 680 habitants)
- la Capi (21 communes, 95 952 habitants)
- ViennAgglo (18 communes, 67 879 habitants)
pour donner naissance à un ensemble de 1600 km² et 1,8 millions d’habitants. Elle sera dotée d’une présidence tournante (exercée par Gérard Collomb jusqu’en 2014) et d’un Conseil métropolitain dans lequel le Grand Lyon sera légèrement minoritaire avec 31 des 64 sièges. Une répartition censée rassurer les trois autres agglomérations qui craignent d’être « absorbées » par Lyon, selon le maire de Lyon.

C’est cette crainte qui a motivé le choix du pôle métropolitain, au détriment de la métropole, autre nouveau genre de collectivité, plus intégrée et dotée de plus de compétences. Vendredi, le chef de file UMP au Grand Lyon, François-Noël Buffet s’est prononcée en faveur de la métropole, afin de pouvoir récupérer des compétences de la Région et du Département en matière de logement et développement économique.

Une possibilité balayée d’un revers de main par le président du Grand Lyon. « Je n’imagine pas de dire aux Stéphanois : “vous allez intégrer la métropole lyonnaise.” », persifle Gérard Collomb, qui fait valoir une « culture historique » particulière entre Lyon et Saint-Étienne. Et d’ironiser : « si on avait voulu créer une métropole, on aurait annexé Brindas et c’est tout. »

Autre raison d’avoir opté pour le pôle métropolitain : les territoires des quatre agglomérations partenaire ne se touchent pas (voir carte). « Il n’y a pas de continuité territoriale, c’est vrai », reconnaît le maire de Lyon. « Pas encore. » Et d’espérer que la création du pôle « va déclencher une dynamique qui va obliger (les agglomérations voisines) d’adhérer. » Le sénateur-maire compte notamment sur l’arrivée de la Communauté de communes de l’est lyonnais, qui comprend l’aéroport Saint-Exupéry. Son adhésion est espérée dans « cinq à dix ans », avance Gérard Collomb.

Parmi les projets du nouvel ensemble figure la création d’un syndicat des transports métropolitain, qui chapeautera le Sytral et ses homologues, et proposera un abonnement valable partout, calqué sur le modèle de la carte orange parisienne. Le nouveau pôle métropolitain devra également se charger de la promotion des manifestations culturelles (biennales de la danse, d’art contemporain et du design, ainsi que Jazz à Vienne), pour en faire des évènements mondiaux.

Publié le : mardi 22 novembre 2011, par Michael Augustin