A la découverte du Matmut Stadium

David Douillet favorable aux stades démontables

Le ministre des sports David Douillet, était attendu de pied ferme ce vendredi à Vénissieux, en banlieue lyonnaise, où il a visité le nouveau stade du Lou Rugby, le Matmut Stadium. Après s’être montré très critique vis-à-vis des clubs de foot, qui ne participeraient pas assez à la rénovation de leurs stades, l’ancien juduka à tenu à faire une mise au point.

« Le monde du football perçoit des droits TV très élevés et l’État n’aurait pas dû avoir besoin de participer à la construction et à la rénovation des stades », a estimé David Douillet jeudi lors de ses vœux à la presse. « Ce milieu aurait dû être plus mature et avoir ce bon sens d’investir dans son outil de travail. » L’État participera en effet à hauteur de 168 millions d’euros à la rénovation ou construction des stades de l’Euro 2016.

Des propos, qui ont fait l’effet d’une bombe et provoqué l’ire de l’Union des clubs professionnels de football (UCPF). « Ce n’est pas nous qui avons demandé ces 168 millions d’euros mais les collectivités », s’est étranglé le président de l’UCPF Jean-Pierre Louvel, qui parle d’un « dérapage ».

« J’indiquais seulement ce qu’il faut faire dans le futur », s’est défendu le ministre à Vénissieux. « Au vu de ce qu’ont perçu les clubs professionnels, dans le milieu du football, avec les montants des droits télévisés, ils auraient dû investir dans leur outil de travail. C’est ce qu’il se passe à l’étranger et ce que doit faire tout bon chef d’entreprise. C’est l’avenir ! » David Douillet a finalement préféré couper court à cette controverse en confirmant que « l’État tiendra ses engagements financiers » en ce qui concerne la réalisation du Stade des Lumières pour l’Olympique Lyonnais.

Lors de la visite des installations du Lou Rugby, le ministre des Sports, a été séduit par ce stade modulable, construit en 82 jours avec un budget de 12,5 millions d’euros et un financement entièrement privé. Un « concept d’avenir » selon l’ancien judoka.

David Douillet à également profité de la présence du PDG de GL Events, Olivier Ginon, pour exprimer son soutien à la future salle de l’Asvel. « Nous avons, en France, besoin d’une dizaine d’Arena pour nos sportifs collectifs qui fonctionnent bien, comme le handball, le basket ou même le volley. Il est vrai que le projet de l’Asvel traîne et a du mal à se monter, mais c’est très compliqué de monter financièrement un projet sur des structures dites classiques », a regretté le ministre des sports. « Quand je vois ce qui a été fait ici pour le Matmut Stadium, la possibilité de démonter la salle des basket des Jeux Olympiques de Londres et la faire venir à Lyon me semble être une très bonne idée. »

Publié le : samedi 28 janvier 2012, par Laureline Coquard