Disparition de la résistante Hélène Berthaud : réactions

Hélène Berthaud, résistante de la première heure, s’est éteinte à l’âge de 91 ans. Elle est entrée dans la résistance à tout juste 18 ans en 1941, en portant un message à bicyclette. A l’insu de ses parents et de ses 17 frères et sœurs, Hélène Berthaud devint ensuite agent de liaison à Bourg-en-Bresse, sous le nom de résistance Moineau.

En 1943, elle rejoignit les FFI (Forces françaises de l’intérieur) et servit jusqu’en août 1944 les Mouvements unis de la résistance. Le 3 août 1944, elle est arrêtée par la Gestapo après une dénonciation, puis internée à la prison de Montluc. Après dix interminables jours d’interrogatoires et de torture dans les locaux de la place Bellecour, elle est condamnée à mort le 18 août sans avoir parlé. Elle attend son éxécution lorsque la prison est libérée le 24 août.

Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco salue une « de ces femmes, rares, qui par la force de leurs convictions et leur exigence éthique forcent l’admiration. » Pour la ministre des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, Hélène Berthaud « incarnait à elle seule, l’humilité et la force des résistantes pendant la seconde guerre mondiale ». Enfin, le maire de Lyon Gérard Collomb rend hommage « au courage de cette femme qui toute sa vie a su promouvoir les idéaux humanistes de liberté, d’égalité et de dignité de la personne ».

Publié le : vendredi 9 mai 2014 (rédigé le : 19 avril 2019).