Il a choisi « le plus bel arrondissement de Lyon » pour faire son annonce, s’époumone Pierre Oliver, à qui revient la tâche de chauffer la salle. Le maire du 2ème joue à domicile puisque le meeting a lieu au H7, une pépinière d’entreprise de la Confluence. La salle est bien remplie : les 250 places assises n’auront finalement pas suffi, quelques personnes doivent rester debout, mais on est très loin du millier de supporters annoncé dans la presse.
Aux premiers rangs, de nombreuses vieilles gloires de la droite et du centre : les ex députés Emmanuel Hamelin et Thomas Rudigoz, l’ex candidat à la mairie Yann Cucherat, plusieurs centristes de feue l’équipe Collomb - Eric Desbos, Anne-Sophie Condemine - ainsi que des opposants de toujours : Béatrice de Montille, Christophe Geourjon, entre autres. Michel Noir, dernier maire lyonnais de droite entre 1989 et 1995, a également fait le déplacement.
Beaucoup de cheveux blancs donc, aux côtés de quelques dizaines de jeunes en t-shirt blanc, chargés d’ambiancer la salle. Mission largement réussie, puisque des « Aulas, Aulas, 2026 », « Aulas, maire de Lyon » et autres « On va gagner » ont fusé tout au long du meeting, ponctués d’applaudissements nourris et de quelques hués quand il était question de la majorité écologiste.
« Après 6 ans de travail d’opposition ingrat, nous sommes en mesure de proposer un projet », avait annoncé Pierre Oliver. Il a dû le perdre en redescendant de la tribune, puisque Jean-Michel Aulas n’en a finalement pas du tout parlé. Tout juste est-il question de transports gratuits pour les personnes gagnant moins de 2500 euros (compétence du Sytral et non de la Ville), de police métropolitaine (compétence de la Métropole) et d’un référendum annuel (dont le premier porterait sur la création de ladite police).
Debout derrière son pupitre, le candidat à la mairie centrale a lu son discours de 40 minutes sur les deux prompteurs transparents disposés face à lui. Malgré quelques légers signes d’essoufflement vers la fin, il a tenu la distance dans cette discipline qui est nouvelle pour lui.
L’occasion de décliner la notion de « rassemblement » à toutes les sauces : « prendre ensemble notre destin en main », « réunir les meilleurs », « rassembler toutes les Lyonnaises et tous les Lyonnais, quelles que soient leurs opinions politiques »… Et de quelques punchlines bien calibrées : « j’ai mal à ma ville », « j’ai Lyon dans ma chair », ou encore « j’ai passé ma vie à bâtir », signe que le service com’ de la campagne n’a pas chômé. Sans oublier quelques éléments de langage toutefois un peu éculés à base de « dogmatisme », « écologie punitive », et « idéologie » qui ont eu le mérite de faire réagir la salle.
« On a 170 jours pour changer notre ville », avait lancé Pierre Oliver en préambule. En commençant déjà par rédiger un programme.







