Les pépites
Le coup de cœur revient sans conteste à la piste de danse monumentale installée à quelques pas de la place Bellecour. Électrisant littéralement la ville, cette œuvre immersive transforme le cœur de Lyon en un immense dancefloor où se mêlent toutes les générations (photo). Un feu d’artifice musical de Queen aux Scorpions et des Black Eyed Peas à la Samba de Janeiro pour ambiancer les Lyonnais. Les cinq fleurs géantes parées de leur habit de facettes plongent la place dans une ambiance de fête au sens propre, à ne rater sous aucun prétexte.
Le jardin de lumière, Place Antonin Poncet
Dans un tout autre genre, mais arrivé juste derrière : le superbe conte projeté sur les façades en bord de Saône. Le format ne varie guère d’une année sur l’autre, mais le rendu est tout simplement splendide. L’histoire de trois malles transportées par une mystérieuse embarcation enchante par son graphisme époustouflant, servi par une bande sonore magnifique. Petit à petit les malles révèlent leurs secrets : une nature luxuriante peuplée de créatures magiques. Douze minutes de pure merveille qui ont transporté les spectateurs dans un autre monde.
Les Malles Persanes, visible du quai Saint-Antoine
Décriée pour son aspect quelque peu promotionnel, l’œuvre proposée par Netflix semble toutefois faire l’unanimité auprès des 15-25 ans, à en juger par la foule dense et le nombre de selfies pris. Peu animée, l’installation restitue fidèlement l’ambiance de la série Stranger Things, jusqu’aux tentacules du Monde à l’Envers qui enroulent la statue du Sergent Blandan. Une atmosphère étrange, sublimée par une bande-son immersive. L’œuvre, un brin angoissante, n’est cependant pas forcément tout le public.
Stranger Lights, place Sathonay
Grande nouveauté technologique, un nuage de lucioles électroniques s’élève au-dessus du lac de la Tête d’or, virevoltant et dessinant des formes éphémères dans le ciel nocturne. Ci la basilique Fourvière, là un globe terrestre, ce ballet de lumière apporte une touche de féérie dans l’obscurité du parc. Seul bémol : le temps très long entre deux envols, dû au rechargement des batteries des drones. Vendredi en fin de soirée, elles étaient particulièrement fatiguées, et il fallait attendre 45 minutes avant leur dernière danse.
L’éveil des lumières, parc de la Tête d’or. Fermeture du parc à 21h le dimanche, 22h les autres jours
Les bofs
La palme de la nullité est une nouvelle fois décrochée par la place de la République. Une double rangée de piques plantée dans le bassin de la place qui scintillent en blanc au rythme d’on ne sait trop quoi. Sans grande originalité, pas beaucoup mieux qu’une simple guirlande de Noël.
Astralys, place de la République
Des visages qui apparaissent et disparaissent, s’étirent, tournent, babillant des propos décousus : une franche déception. D’autant que la Fondation Bullukian nous avait habitués à des œuvres toujours originales, voire engagées. Cette année, le blob fait flop.
BLOBmorphose, place Bellecour
Si le spectacle de drones au-dessus du lac vaut le détour, les trois autres installations du parc laissent un goût de trop peu. Au mieux, les chats de Geluck, éclairés pour l’occasion, servent de décor aux selfies.
Déambulez avec le chat, Journey of a Lamp Post et Post idols, parc de la Tête d’or
Info : Ouverture tous les jours de 19h à 23h, sauf le dimanche de 18h à 22h, www.fetedeslumieres.lyon.fr







