Football / Lorient-Lyon (0-1)

L’OL assure l’essentiel à Lorient

Dominateur, sans être forcément supérieur, l’Olympique Lyonnais s’est imposé par la plus petite des marges dimanche soir, à Lorient, en match de clôture de la 17ème journée de Ligue 1 (1-0). Au cours d’une rencontre maîtrisée, les Gones ont réalisé une excellente opération comptable, prenant leurs distances vis-à-vis de Rennes et de Marseille, et se rapprochant du podium.

Après quatre jours de polémiques, alimentées essentiellement par la presse espagnole, l’Olympique Lyonnais a retrouvé les terrains dimanche soir, à Lorient. Et si l’équipe de Christian Gourcuff (le père de Yoann) pointait à la 9ème place au classement général, il ne fallait pas s’y tromper : les Merlus sont absolument redoutables à domicile : Saint-Étienne, Valenciennes, Ajaccio, Nice et Nancy peuvent en témoigner, eux qui n’ont rien ramené de leur voyage en terres bretonnes.

Lyon, et sa nouvelle animation offensive

C’est sans Bastos (forfait pour une blessure au dos), Lisandro ni Ederson (non titularisés) que l’OL débutait la rencontre. En alignant le même trio offensif que face au Dinamo Zagreb mercredi dernier (Briand, Lacazette et Gomis), Rémi Garde souhaitait miser sur la continuité physique et les automatismes de ses joueurs. Une stratégie en accord avec les efforts à fournir et la précision accentuée à amener sur une pelouse synthétique, dont le Moustoir est doté.

Excepté une première alerte dès le début du match, avec une faute de Cris sur Monnet-Paquet à l’entrée de la surface de réparation, la première mi-temps était bien terne. Triste, même. 45 premières minutes d’ennui (ou presque), au cours desquelles Lyonnais et Lorientais se partageaient de maigres actions offensives... Lloris, comme Audard, n’étaient pas mis à contribution et vivaient un match tranquille, malgré un Briand (côté lyonnais) et un Sunu (à Lorient) très actifs. Le match prenait heureusement une nouvelle tournure après la mi-temps.

Lacazette pousse, Lloris repousse

La rencontre allait enfin s’emballer à la cinquantième minute de jeu. Sur une récupération de Gonalons, Jimmy Briand obligeait Mathieu Coutadeur au sauvetage devant sa ligne de but (50’). Sur la relance, Campbel, qui venait de rentrer en jeu, prenait le meilleur sur Cissokho et adressait une frappe puissante mais excentrée en direction d’Hugo Lloris. Le gardien International ne pouvait sa saisir du ballon mais le détournait plein axe. Mais un Lorientais au rebond ne trouvait pas le cadre. L’OL avait eu chaud, mais allait prendre l’avantage sur l’action suivante.

Gourcuff, auteur d’un match moyen (une nouvelle fois), lançait Lacazette côté gauche. Le jeune lyonnais cherchait Gomis dans l’axe, mais Ecuele Manga lui remettait involontairement le ballon dans les pieds : ni une, ni deux, Lacaz frappait à ras de terre et trompait Audard (1-0, 52’).

Les Lyonnais allaient par la suite avoir de nombreuses occasions de faire le break, mais Gomis (54’), Briand (59’), Lacazette (60’) et Ederson (64’) manquaient tous de réalisme.

En face, les hommes de Christian Gourcuff jouaient comme lors d’un match de Coupe de France : ils partaient tous à l’abordage des cages de Lloris, désireux de préserver leur invincibilité à domicile. Combattifs, mais pas vraiment dangereux, ils se heurtaient à une défense lyonnaise impeccable, solide et très sure d’elle, avec notamment un Lovren des grands soirs et un Cris tenant le choc face à Marek et Monnet-Paquet. Gonalons au milieu faisait un retour gagnant, très précieux à la récupération et à la relance. Et si Ederson faisait son entrée en jeu, Rémi Garde n’avait même pas besoin de faire appel à Lisandro Lopez.

Un coup à jouer la semaine prochaine

Avec cette courte mais précieuse victoire, l’OL recolle à quatre points des co-leaders (Paris et Montpellier), et à deux points du troisième, Lille. La semaine prochaine, un alléchant Paris-Lille pourrait permettre à Lyon de faire son retour sur le podium, à conditions toutefois que les Gones enchaînent avec une cinquième victoire consécutive toutes compétitions confondues, contre Evian Thonon Gaillard, à Gerland.

Publié le : lundi 12 décembre 2011, par Mikhaël Defoly