La ville veut réguler l’offre de stationnement

Plus de places payantes et plus de contrôles à Villeurbanne

Libérer de l’espace, favoriser le stationnement des résidents et soutenir l’attractivité commerciale sont les maîtres mots d’une remise à plat de l’offre de stationnement, initiée par la ville de Villeurbanne. A l’issue d’une enquête et d’une concertation menées depuis 2010, les premières conclusions tombent.

Le plan villeurbannais prévoit d’étendre la zone de stationnement payante et de renforcer les moyens de contrôle (seuls 20 % des Villeurbannais mettent de l’argent dans l’horodateur), pour lutter contre les voitures ventouse. L’équipe de contractuels passera de trois à neuf agents.

Une place payante bien contrôlée peut accueillir huit voitures dans la journée contre deux en stationnement gratuit, selon la mairie qui estime que la difficulté à trouver une place rapidement nuit à l’activité commerciale dans certains secteurs.

Par ailleurs, une vignette résidents à tarif préférentiel sera créée pour éviter aux habitants d’avoir à bouger leur voiture le matin. La ville espère qu’ils la laisseront alors garée, pour utiliser les modes doux. Puis, 200 arceaux supplémentaires devraient être posés pour les vélos.

31% des Villeurbannais sans voiture

Selon l’étude menée par la mairie, Villeurbanne dispose d’une surabondance de places de stationnement : 70 000 pour 52 000 voitures, si on additionne l’offre résidentielle et les emplacements publics. 31% des foyers villeurbannais ne disposent d’ailleurs pas du tout de voiture.

Une équation qui n’empêche pas le stationnement sauvage. 2000 voitures sont en permanence garées n’importe où, selon le comptage de la mairie. Ceci en raison d’une utilisation insuffisante des parkings dans les résidences. 40% seraient inoccupés, selon l’étude commandée par la ville. Celle-ci rappelle qu’une place de stationnement occupe 10 m² de voirie.

Publié le : mardi 3 avril 2012, par Michael Augustin