City-guide

Le Petit Futé fête ses 30 ans

Numéro anniversaire pour l’édition lyonnaise du Petit Futé dont le premier millésime est sorti il y a 30 ans. Pour l’occasion, le city-guide s’est offert un lifting.

Plus colorée, la maquette s’est offerte un coup de jeune. Exit la photo touristique qui ornait la couverture des précédentes éditions. C’est désormais un joyeux méli-mélo de noms de rubrique, assemblés tel un graffiti. Inconvénient : tous les 55 city-guides français partagent désormais la même couverture. Pas facile de s’y retrouver.

A l’intérieur de l’édition lyonnaise, on peut découvrir 1500 établissements, répartis en 9 rubriques, dont 500 restaurants sur les quelques 2000 que compte la ville.

Des critiques parfois... critiques

Coups de cœur, coups de gueule, le guide n’est pas toujours tendre avec les établissements visités. « Parfois, l’accueil est souriant mais dans l’assiette c’est une horreur », note Anthony Serex, l’un des auteurs.

L’Institution (ex Bar américain) ne trouve ainsi guère grâce aux yeux des critiques. Entre la déco « ratée » et le service « obséquieux », en passant par la « carte aux tarifs élevés », l’adresse est jugée « pas alléchante ». Le pompon revient toutefois au Razowski, l’un des restaurants du nouveau centre commercial de la Confluence, seul établissement à figurer dans la catégorie Les pas futés de l’année, et à qui le guide conseille d’aller chercher « un cuisinier digne de ce nom ».

Au rayon des coups de cœur, on trouve les Apprentis de la jeune chef Lisa Chofel (20 ans) qui a fait ses classes chez Bocuse ou encore le Monkey Club et son ambiance so british. Mais surtout Tonton et Patate, un nouveau bouchon du Vieux Lyon. « Il y a tellement d’attrape-touristes dans ce quartier-là », se désole Anthony Serex, qui loue la « gentillesse » du service et notamment la fraîcheur des produits. « Tout est fait maison et tellement bon », assure le critique.

Le Petit Futé se numérise

Nouveauté, avec chaque guide papier, est offerte la version électronique, téléchargeable grâce à un code à gratter, en version pdf ou adaptée aux tablettes et smart-phones.

L’édition numérique recense des adresses supplémentaires et donne accès aux avis des internautes. Ceux-ci peuvent également envoyer des photos des plats qu’ils ont consommés. Les commentaires sont toutefois filtrés et 8000 avis sont partis à la poubelle l’année dernière. Un filtrage exercé sur des critères de pertinence, assure le Petit Futé, qui note que 80% des avis postés sont positifs.

Info : 528 pages, 6,95 euros.

Publié le : lundi 5 novembre 2012, par Michael Augustin