Le Grand Lyon clôt un exercice « excellent »

Endettement contenu, dépenses, recettes et autofinancement en hausse, le Grand Lyon s’apprête à voter un compte administratif 2013 « excellent », selon les termes du nouveau vice-président aux finances Richard Brumm.

Les recettes s’élèvent à 1414,7 millions d’euros, en hausse de 5,4%. Les dépenses (hors investissements) augmentent aussi et s’établissent à 993,9 millions (+5,8%). La différence, qui permet d’autofinancer une partie des investissements, progresse ainsi à 363,3 millions d’euros (+4,4%).

Les dépenses en investissements ressortent, elles, à 776,7 millions d’euros, en progression constante depuis le début de la mandature (la moyenne des six dernières années s’établit à 450 millions).

Sans surprise, la dette atteint un pic historique avec 1493 millions d’euros. La capacité de désendettement, soit le nombre d’années théorique nécessaire à résorber la dette en cessant tout investissement, ne cesse toutefois de s’améliorer. Elle est passée de 6,1 années en 2001 à 4,1 années en 2013 et se trouve donc loin du seuil d’alerte de 10 années.

Toutefois, des nuages s’amoncellent d’ores et déjà au-dessus du Grand Lyon (et des autres collectivités françaises) en raison du désengagement progressif de l’état. Les dotations versées à l’agglomération lyonnaise vont ainsi chuter de 140 millions d’euros entre 2011 et 2017 (-38%).

Publié le : lundi 23 juin 2014 (rédigé le : 19 février 2019).