Climat : le Grand Lyon épinglé par Greenpeace

La Zone à faibles émissions, fièrement votée par le Grand Lyon, arrive trop tard et ne sert pas à grand chose selon les associations de protection de l’environnement. Sept d’entre elles (Greenpeace, Coalition Climat Rhône, Alternatiba/ANV Rhône, La Ville à Vélo, Le Collectif VALVE, L’écoclicot et les organisateurs des Marches pour le climat) ont pris leur plume pour dire tout le mal qu’elles pensent de l’initiative grandlyonnaise.

Elles demandent tout d’abord que cette zone, qui sera interdite à partir de 2020 aux utilitaires les plus anciens, concerne également les voitures des ménages, responsables de 43% des émissions de dioxyde d’azote, un polluant atmosphérique particulièrement nocif pour la santé et de plus de la moitié des du CO2.

« Preuve du manque d’ambition de la métropole, aucune décision n’a été prise sur la mise en place d’une journée sans voiture par mois, d’une zone piétonne sur la Presqu’Île ou sur la publication des mesures de pollution de l’air réalisées dans les écoles. Les élus ne se sont pas non plus prononcés sur un cap de sortie de l’ensemble des véhicules diesel et essence, pourtant nécessaire pour garantir une transition progressive et juste pour tous les habitants de la Métropole de Lyon », poursuit le communiqué. Et de conclure : « Paris et Grenoble vont déjà plus loin que Lyon pour protéger leurs citoyens des émissions des véhicules polluants. Il est temps que la Métropole fasse preuve de responsabilité. »

Publié le : mardi 29 janvier 2019 (rédigé le : 22 novembre 2019).