« Il faut remporter le 8ème canton pour que se pose la question de la victoire de la gauche au Conseil général. Sinon ce sera très délicat », juge l’actuel maire PS du 3ème arrondissement de Lyon. Car mathématiquement, la pression est plutôt sur les socialistes, 16 des 27 cantons renouvelables étant déjà à gauche. Or, un succès des du PS ne sera pas sans incidence pour les prochaines sénatoriales. La chambre haute du Parlement français qui a toujours été à droite depuis 1958 peut également basculer. Et ce sont entre autres les conseillers généraux qui élisent les sénateurs.
Pour gagner, le cancérologue et ancien directeur du centre Léon Bérard propose un programme « humaniste ». Les compétences du département sont « l’ensemble des solidarités : la petite enfance, le handicap, l’éducation, l’insertion, le logement, la relation sport-santé et le bien vieillir », explique-t-il. Sa grande priorité est toutefois la question du handicap. Ainsi, ce n’est pas anodin si Thierry Philip a choisi comme remplaçante Lucie Briatte, une jeune orthophoniste de 25 ans, qui travaille dans un centre d’accueil pour enfants autistes. « Il manque 1500 places pour accueillir les handicapés du Rhône », s’exclame cette responsable départementale du Mouvement des jeunes socialistes.
Philip successeur de Mercier ?
Pas d’élection sans comité de soutien. Dans celui de Thierry Philip, on trouve entre autres la conseillère générale et adjointe au maire de Lyon Najat Vallaud-Belkacem, et le champion olympique Gwendal Peizerat. Le tout est emmené par le président de l’Université Lyon I Lionel Collet. Celui-ci ne tarit pas d’éloges envers son candidat : « Un homme dynamique, entreprenant et entraînant ». Pour ce professeur des Universités pas de doute, Thierry Philip fera un bon président du Conseil général : « il en a l’étoffe », assure Collet. « Pourquoi pas ? On verra bien », feint d’esquiver l’intéressé. Le candidat veut jouer collectif, faire gagner « son équipe ». Et récupérer le siège jadis occupé par son frère (UMP) Christian.