Ils occupaient le centre social

Une quarantaine de Roms expulsés à Parilly

La quarantaine de Roms qui occupaient depuis jeudi matin le centre social de Parilly (Vénissieux) ont été délogés par la police samedi matin. Selon les associations présentes, les familles soit quelque 25 personnes, ont été relogés à l’hôtel pour 3 nuits, les autres sont retournés à la rue. La maire de Vénissieux appelle les présidents du Conseil régional, Conseil général, de la Communauté urbaine, les maires de l’agglomération, et l’État à « apporter des solutions humaines, dignes et pérennes ».

Une trentaine de policiers se sont présentés à 8h du matin au centre social, quelques heures avant que le délai de 48 heures ne soit écoulé. Au delà de ce délai, l’expulsion aurait nécessité le feu vert du Tribunal administratif.

L’évacuation s’est déroulée dans le calme selon la mairie et les associations présentes. Une dizaine de personnes se sont vues signifier une obligation de quitter le territoire (OQTF). La police est repartie vers 9h30.

L’expulsion a été demandée par la mairie de Vénissieux. « Il est inadmissible que le centre social et la population soient pris en otage et que des familles populaires soient privées d’activités », a réagi Michèle Picard, la mairesse de la ville, interrogée par Lyon Info.

« Vénissieux prend toutes ses responsabilités, mais ne pourra résorber à elle-seule toute la misère, et notamment gérer la question des 800 Roms qui errent dans l’agglomération », affirme-t-elle et rappelle que sa ville est la seule de l’agglomération à avoir mis à la disposition de la préfecture un terrain pour loger une soixantaine de personnes dans le cadre du plan grand froid. Celui-ci n’a toutefois pas encore été déclenché.

Publié le : samedi 12 novembre 2011, par Michael Augustin