publicité fleche bas
actualite
Retrouvez
Lyon Info sur :
logo-facebook logo-twitter rss
Accueil > Politique > Collomb entre enthousiasme et rejet
Partager sur : 
Réforme des collectivités

Collomb entre enthousiasme et rejet

« Nicolas Sarkozy a beaucoup parlé d’histoire dans son discours, je vais lui expliquer quelle est la réalité du monde d’aujourd’hui », a, en substance, déclaré le maire le Lyon, suite à l’annonce faite par le président de la République des grandes lignes de sa réforme territoriale.

Avec un certain plaisir, Gérard Collomb a enfourché un cheval de bataille qu’il affectionne beaucoup ces derniers temps, pour aller ferrailler contre la réforme territoriale et la suppression de la taxe professionnelle. « Nous vivons dans un monde globalisé, où les grandes politiques se définissent au niveau européen », a-t-il doctement expliqué. L’échelon national a donc, selon lui, perdu de son importance. Ainsi, « une entreprise qui s’installe à Lyon, ne le fait pas parce que Lyon se trouve en France. Elle choisit l’Europe, puis Lyon. » Le maire de Lyon trouve ainsi le discours de Nicolas Sarkozy « extrêmement manichéen ». Un discours, dans lequel, selon lui, élus locaux rime avec gaspillage et immobilisme. « Je m’inscris en faux contre cette vision », tonne-t-il. Lui qui appelle à un « partenariat entre l’Etat et les élus locaux ».

Peu de dispositions trouvent alors grâce à ses yeux. Et surtout pas le futur mode d’élection des conseillers communaux, pour lequel Nicolas Sarkozy avait invoqué Léon Blum. « C’est le mode de scrutin anglais », rectifie le Gérard Collomb, « qui fait que le parti libéral anglais, qui est un grand parti, est condamné à rester pour toujours dans l’opposition. » Et d’expliquer qu’un conseiller ne représentera plus le même nombre d’électeurs selon s’il est issu d’une petite ou d’une grande commune. « Où est l’égalité devant le suffrage universel ? » s’interroge le maire. Avant d’ajouter à l’adresse de Philippe Cochet, maire de Caluire, et son principal adversaire au Grand Lyon : « je me demande si ceux qui ont été battus à plates coutures aux élections, n’ont pas la volonté de reconquérir sur le tapis vert, ce qu’ils n’ont pas été capables de gagner dans les urnes. »

Le maire de Lyon nourrit le même soupçon de tricherie quant à l’élection des futurs conseillers territoriaux qui siégeront à la fois au Conseil général et régional : "Je me méfie du redécoupage des cantons". Et de poursuivre : « Aujourd’hui sur les 6000 conseillers, 4000 sont de gauche et 2000 de droite. » En faisant passer le nombre global à 3000, le président de la République, n’a, selon lui, « qu’un seul but : qu’il y ait 2000 conseillers de droite et 1000 de gauche. »

Quant à la suppression de la taxe professionnelle, le discours est désormais rodé : Cela fera perdre au Grand Lyon 32% de ses recettes, alors que Nice en gagnerait 14%. Il n’y aura alors plus personne qui vaudra de la vallée de la Chimie à Lyon. « Je ferais mieux de transformer le Port Edouard Herriot en marina pour toucher de la taxe d’habitation, plutôt que d’y maintenir un port fluvial », conclut Gérard Collomb, qui note cependant que « la réforme est en train d’évoluer ».

Sur un autre point elle a d’ores et déjà évolué dans le sens que souhaitait le maire de Lyon : « Je suis extrêmement satisfait qu’une grande métropole multipolaire va pouvoir prendre corps à Lyon ». Une métropole qui comprendra Lyon, Vienne, Saint-Etienne et ira jusqu’aux communes nord-isérois.

Photo : lyon-info.fr

Publié le : mercredi 21 octobre 2009, par Michael Augustin

Partager sur : 
 


1 commentaire pour cet article


  • Collomb a raison 21 octobre 2009 à16:59, par celestine

    C’est dommage que Sarko dénature ce grand thème de la décentralisation par des questions d’ordre politique ou électoral. On voit bien ce qui se dessine derrière son projet d’élire des conseillers territoriaux à partir d’un scrutin uninominal à un tour. Comme dit Collomb, l’UMP veut gagner sur le tapis vert ce qu’il est incapable de gagner par les urnes !

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Après le premier tour

Aulas : anatomie d'un naufrage

Jean-Michel Aulas, richissime homme d'affaires et ex-président de l'OL, est passé en l'espace de (…)
La suite
Municipales 2026

Un accord pour « balayer Aulas et sa droite réactionnaire »

Anaïs Belouassa Cherifi avait donné rendez-vous à la presse sur un terrain de basket à proximité des tours de la (…)
La suite
Premier tour

Aulas s'effondre, la Métropole pourrait basculer

Le contraste n'aurait pas pu être plus saisissant : une gauche euphorique, une droite catastrophée. Les autres (…)
La suite
Les caricatures à l'assaut du candidat

Aulas : vaut-il mieux en rire ?

À contre-courant de la campagne officielle, avec ses projets d'un côté et ses fake news de l'autre, une (…)
La suite
Fake news : nettoyer les incuries d'Aulas

Pipeau, mensonges et vidéo

De la pollution à la dette, en passant par les transports en commun et la sécurité, les fake news de l'équipe (…)
La suite
Meeting à la Bourse du travail

Mélenchon à Lyon : médias, Némésis, Bolloré dans le viseur

Le meeting de fin de campagne de La France insoumise s'annonçait incandescent. La venue à Lyon de Jean-Luc (…)
La suite
Liberté de la presse

Lyon People : jusqu'où peut aller le dénigrement ?

Quelles sont les limites de la liberté de la presse ? Couvre-t-elle le dénigrement systématique, les articles (…)
La suite
La Une  | La ville  | Economie  | Culture  | Politique  | Ecologie  | Société  | People  | Sport  | Carrière | | Plan du site | | Nos partenaires| SPIP