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Accueil > Politique > L’UMP ne veut pas d’un « système soviétique »
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Alain Juppé en meeting le 22 mai

L’UMP ne veut pas d’un « système soviétique »

« Le Rhône n’est pas un département acquis à la gauche. Les jeux sont très ouverts », clame Michel Forissier, le secrétaire départemental de la fédération UMP du Rhône. « Ce qui nous différencie de la gauche, c’est que notre programme est réaliste. »

« C’est un système soviétique si tous les pouvoirs sont du même côté », s’alarme, sans surprise, le maire de Meyzieu. « On pense que la société française doit avoir des pouvoirs et des contre-pouvoirs. » En remportant la plupart des grandes villes, départements et régions, ainsi que la majorité au sénat, la gauche a en effet réussi à inverser la situation de 2002, quand la droite concentrait la quasi totalité des pouvoirs en France.

Programme : on prend le même...

« Nous avons le même programme depuis le début », se félicite Michel Forissier. Et même le slogan de campagne sent le recyclage : Ensemble choisissons la France. Les thèmes phare n’ont donc pas changé : règle d’or, équilibre budgétaire, refus du vote des étrangers, du mariage homosexuel et de la retraite à 60 ans. « La gauche veut embaucher 60 000 fonctionnaires supplémentaires alors que l’État n’a même pas de quoi payer les autres », s’écrit Philippe Meunier, qui juge « les propositions de la gauche (...) pas viables pour la France ».

Pourquoi cela marcherait mieux aux législatives qu’à la présidentielle ? « Le résultat du 6 mai était un vote contre un homme, pas un vote de conviction », analyse Yann Compan, candidat dans la septième circonscription. En clair : l’UMP espère que les Français ont juste voulu se débarrasser de Nicolas Sarkozy, sans pour autant désapprouver son programme.

Reste la menace de Lyon divers droite, le mouvement fondé par Denis Broliquier, qui investit des candidats dans les quatre circonscriptions lyonnaises et à Caluire. Une « démarche personnelle », critique Emmanuel Hamelin, qui doit affronter le maire du 2ème dans sa circonscription. Le président de la fédération Philippe Cochet raille, lui, des « candidatures scorie », portées pas des « sous-candidats de comité de quartier ». Les législatives « sont des élections nationales. Les gens se positionnent par rapport à une étiquette politique », espère le maire de Caluire.

L’UMP du Rhône pourra en tout cas compter sur le soutien d’Alain Juppé, qui revient à Lyon le 22 mai pour un grand meeting départemental.

Photo : © Michael Augustin

Publié le : vendredi 11 mai 2012, par Michael Augustin

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1 commentaire pour cet article


  • Au maire de Mayzieu et aux autres qui voudraient nous prendre pour des incultes ou des sans mémoire : d’après eux si la gauche dispose de tous les pouvoirs, ce serait « un système soviétique si tous les pouvoirs sont du même côté » ! Ce qu’ils ne disent pas c’est qu’une telle situation n’est pas inédite puisque la droite a déjà eu tous les pouvoirs sans que nul ne s’en inquiétât vraiment : de 1995 à 1997 puis de 2002 à 2004 ... L’argument ainsi développé par les ténors de l’UMP ne tient donc pas ! On ne voit donc guère de motif à être plus ému quand il s’agit de la gauche, pour la première fois, que lorsque c’était au bénéfice de la droite. L’unique changement, en réalité, se situe au Sénat : jusqu’à l’automne dernier, on pouvait remarquer que quand la gauche perdait tout, elle perdait tout, tandis que quand la droite perdait tout, elle gardait le Sénat. C’est cela, et cela seulement qui a changé depuis que le Palais du Luxembourg a enfin découvert l’alternance.

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