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Cinéma

La Bella Gente

Susanna et Alfredo, jeune quinquagénaires, forment un couple heureux et uni. Lui est architecte, elle psychologue venant en aide aux femmes battues. Aisés, ils possèdent une belle maison de campagne où ils passent leurs vacances. Tout bascule lorsque Susanna aperçoit une prostituée battue par son proxénète au bord de la route. Elle décide aussitôt d’arracher la jeune fille à son enfer.

Une histoire à l’apparence banale dont le réalisateur Ivano de Matteo tire un film fortement ambiguë, en mettant en lumière la face cachée des bons sentiments. Car si l’intention de départ de Susanna est louable, sa façon de secourir la jeune femme démontre que l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions. L’aide tourne à l’enlèvement et Alfredo devient, à son corps défendant, le complice de sa femme. La scène est brutale, et malgré l’apparente gentillesse du couple, une sensation de malaise s’installe. Susanna qui parle si doucement à Nadja, la prostituée, la considère-t-elle vraiment comme un être humain ? Ou n’est-elle qu’un caprice de Susanna qui cherche à s’acheter une bonne conscience ? « Nous avons beaucoup travaillé avec les acteurs sur ces mots gentils qui peuvent couper comme un rasoir », note le réalisateur.

Face à cette mère toute puissante, Nadja n’est donc qu’un objet. Bien traitée certes, mais privée une nouvelle fois de son libre arbitre. Jusqu’à ce que Giulio, le fils, tombe sous son charme et fasse tomber les masques de cette famille bourgeoise. « Ce qui est difficile, ce n’est pas d’aider les gens. C’est de le faire sur une longue durée », analyse Ivano de Matteo. « Que se passe-t-il lorsque celui à qui on donne, commence à prendre ? »

Film à l’image sombre rappelant une certaine esthétique du giallo (films policiers italiens), La Bella Gente prend le pari de plonger derrière le masque des bons sentiments. Un pari réussi tant le film génère un certain malaise, interroge le spectateur sur la nature exacte de sa générosité. N’y a-t-il pas un peu d’égoïsme dans chaque acte de bonté ?

- Long-métrage italien
- Réalisé par Ivano de Matteo
- Avec Monica Guerritore, Antonio Catania, Victoria Larchenko, Iaia Forte...
- Durée : 1h38
- Sortie : 16 février 2011

Photos : © Bellissima Films

Publié le : mercredi 16 février 2011, par Eve Renaudin

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