Polémique

Nathalie Perrin dénonce les « attaques personnelles » de Gérard Collomb

Ça ne s’arrange décidément pas entre Gérard Collomb et Nathalie Perrin-Gilbert. Un nouvel épisode de la guéguerre que se livrent les deux élus socialistes a eu pour déclencheur des propos tenus lors du déjeuner de presse, organisé lundi dernier à l’hôtel de ville.

Leurs relations sont plus que tendues, depuis que Nathalie Perrin-Gilbert ose défier le maire de Lyon en s’opposent publiquement au projet du Grand stade à Décines. Un sujet avec lequel Gérard Collomb ne plaisante pas. Son 21ème et dernier adjoint, Etienne Tête, lui aussi très critique à cet égard, en a récemment fait les frais en se voyant retirer sa délégation.

N’ayant pas ce moyen de sanction contre l’élue des Pentes, Gérard Collomb en utilise d’autres. Tout d’abord, il a usé de toute son influence auprès du président de région Jean-Jack Queyranne, pour évincer l’insolente de la quatrième place qu’elle convoitait sur la liste socialiste aux régionales. Puis, il ne rate pas une occasion pour lui faire sa fête en public ou en privé.

Le dernier incident en date avait pour théâtre la cérémonie des vœux à la presse. Interrogé par des journalistes sur le projet décinois et la position de la mairesse du 1er, Gérard Collomb a d’abord entonné un refrain désormais bien connu, expliquant que la jeune femme lui devait tout en politique. Puis, un brin moqueur, il faisait remarquer que l’opposition à Jean-Michel Aulas, était une sorte de tradition familiale chez les Perrin, papa René, fondateur du Club des Onze s’étant déjà montré très critique à l’égard du patron de l’OL.

Révélée par les Potins d’Angèle, l’histoire aurait pu en rester là. C’était sans compter avec l’irritabilité de Nathalie Perrin, dont le sang n’a fait qu’un tour. Vendredi en début d’après-midi, un communiqué de presse arrivait sur le bureau des rédactions. Sur un ton moralisateur, la mairesse du 1er arrondissement affirme ne pas avoir « à rougir ni d’une quelconque étape de [son] parcours, ni de [sa] famille ». Avant de qualifier les propos de Gérard Collomb de « dérive inacceptable de la part d’un homme politique de son rang » et d’« aveu de faiblesse et d’absence d’arguments politiques. » Ambiance.

Si ni les railleries du sénateur-maire, ni la réponse cinglante de Nathalie Perrin ne font avancer le dossier du Grand stade, elles sont en tout cas plus que révélatrices de l’état délétère actuel de leurs relations.

Publié le : dimanche 24 janvier 2010, par Michael Augustin