publicité fleche bas
actualite
Retrouvez
Lyon Info sur :
logo-facebook logo-twitter rss
Accueil > Politique > La réélection de Michel Mercier semble assurée
Partager sur : 
Présidence du Conseil général

La réélection de Michel Mercier semble assurée

Dès dimanche soir, Gérard Collomb avait tonné : « Tant qu’il n’y a pas eu de vote, je ne sais pas qui a gagné. » Et il répétait à qui voulait l’entendre qu’il comptait rééditer son coup de 2001. A l’époque, il avait conquis la présidence du Grand Lyon, majoritairement à droite, en s’assurant le soutien de maires divers-droite et sans étiquette, en échange de vice-présidences distribuées à tour de bras (il y en a 40 actuellement). Une manœuvre qui, au Conseil général, semble avoir fait pschitt et qui a suscité des réactions indignées à gauche comme à droite.

A l’issue du second tour des cantonales 2011, le rapport des forces est exactement le même qu’avant : 28 sièges pour la majorité sortante contre 26 pour l’opposition. Si l’UMP Michel Forissier a conquis le canton de Meyzieu, le maire PS du 3ème Thierry Philip a ravi le canton Lyon VIII à l’UMP Lionel Lassagne. Un partout, balle au centre en quelque sorte. Et c’est bien au centre, que Gérard Collomb voulait jouer son coup, en s’attirant les faveurs des deux élus du Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo, les maires de Belleville et Anse, Bernard Fialaire et Daniel Pomeret. L’ancien ministre du développement durable ayant manifesté quelques velléités d’indépendance vis-à-vis de l’UMP, Gérard Collomb comptait proposer la présidence du Conseil général à Bernard Fialaire pour attirer les deux élus dans une coalition assez hétéroclite, allant des communistes et écologistes jusqu’au partis radicaux de gauche et de droite.

Après avoir réfléchi pendant 2 jours, et consulté ses instances nationales et départementales, le maire de Belleville a décliné l’invitation. « Je ne serais pas candidat au poste de président. Nous avons reçu toutes les assurances que Michel Mercier fera une politique solidaire, bien au centre et surtout innovante. Nous avons des garanties contre une dérive droitière au département », a-t-il déclaré au Progrès.

La manœuvre de Gérard Collomb avait suscité bien des indignations, à gauche comme à droite. « Je dénonce ce déni de démocratie, qui se moque du vote des électeurs au profit des magouilles les plus sordides », avait pesté le conseiller municipal UMP Emmanuel Hamelin dans un communiqué. « Gérard Collomb pense à tort que les élus sont si peu intègres qu’ils peuvent être achetés par des postes ou des avantages. Ces basses manœuvres ne grandissent pas l’image de l’action politique, et se retournent généralement contre ceux qui en sont à l’origine. » A gauche, le député André Gerin n’a pas été plus tendre : « pour la moralité politique, nous devons respecter le choix des électeurs du dimanche 27 mars qui ont donné une majorité de droite au département », écrit l’ancien maire de Vénissieux. « L’ensemble de la gauche devait plutôt analyser le niveau de l’abstention massive, le vote Front national pour en tirer des conséquences, pour la politique de Lyon et de l’agglomération lyonnaise au lieu de chercher des combines. »

Photo : DR

Publié le : jeudi 31 mars 2011, par Michael Augustin

Partager sur : 
 


Commenter :


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Après le premier tour

Aulas : anatomie d'un naufrage

Jean-Michel Aulas, richissime homme d'affaires et ex-président de l'OL, est passé en l'espace de (…)
La suite
Municipales 2026

Un accord pour « balayer Aulas et sa droite réactionnaire »

Anaïs Belouassa Cherifi avait donné rendez-vous à la presse sur un terrain de basket à proximité des tours de la (…)
La suite
Premier tour

Aulas s'effondre, la Métropole pourrait basculer

Le contraste n'aurait pas pu être plus saisissant : une gauche euphorique, une droite catastrophée. Les autres (…)
La suite
Les caricatures à l'assaut du candidat

Aulas : vaut-il mieux en rire ?

À contre-courant de la campagne officielle, avec ses projets d'un côté et ses fake news de l'autre, une (…)
La suite
Fake news : nettoyer les incuries d'Aulas

Pipeau, mensonges et vidéo

De la pollution à la dette, en passant par les transports en commun et la sécurité, les fake news de l'équipe (…)
La suite
Meeting à la Bourse du travail

Mélenchon à Lyon : médias, Némésis, Bolloré dans le viseur

Le meeting de fin de campagne de La France insoumise s'annonçait incandescent. La venue à Lyon de Jean-Luc (…)
La suite
Liberté de la presse

Lyon People : jusqu'où peut aller le dénigrement ?

Quelles sont les limites de la liberté de la presse ? Couvre-t-elle le dénigrement systématique, les articles (…)
La suite
La Une  | La ville  | Economie  | Culture  | Politique  | Ecologie  | Société  | People  | Sport  | Carrière | | Plan du site | | Nos partenaires| SPIP