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Troisième tour des cantonales

Mercier veut rester président, la gauche ne désarme pas

A 20h30, dimanche soir, le président sortant du Conseil général Michel Mercier était sur un petit nuage. Les cantons de l’Arbresle et Vaugneray restaient à droite et Michel Forissier avait conquis, comme prévu, celui de Meyzieu. A cet instant-là, le garde des sceaux disposaient d’une majorité de 4 voix (29 contre 25). « Je note avec satisfaction que tous les candidats sortants ont été réélus dès lors qu’ils étaient membres de la majorité départementale », s’est-il félicité, estimant que « les électeurs ont dû considérer que notre politique menée jusqu’alors n’était pas si mauvaise. » Deux heures plus tard l’horizon s’était bien assombri pour Michel Mercier. Il venait de perdre deux de ses vice-présidents : Dominique Perben et Lionel Lassagne. Dès lors, la situation s’annonce plus compliquée que prévu pour le ministre de la justice.

« Tant qu’il n’y a pas eu de vote, je ne sais pas qui a gagné », commentait goguenard Gérard Collomb dès son arrivée à la préfecture, assurant à qui voulait l’entendre que « rien n’est joué » et affirmant qu’il comptait réitérer son coup de 2001, quand il avait conquis la communauté urbaine alors que la gauche y était minoritaire. « Une drôle de façon de respecter le vote des électeurs », commentait alors l’entourage de Michel Mercier. « La probabilité qu’on aboutit est modeste », tempère Jacky Darne, premier secrétaire du PS du Rhône. « On tâte un peu le terrain, il y a des échanges ». Qu’à cela ne tienne, le ministre de la justice a décidé, comme déjà en 2008, de différer sa retraite de la vie politique départementale, et de jeter tout son poids dans la balance pour conserver le Conseil général à droite.

Au cœur de ces « échanges » : les deux élus du Parti radical valoisien : les maires de Belleville et d’Anse Bernard Fialaire et Daniel Pomeret. Le parti de Jean-Louis Borloo est soupçonné de vouloir quitter l’UMP pour prendre son indépendance. Les deux élus rhodaniens, ont-ils les même velléités de liberté ? « Bernard Fialaire, vice-président national du Parti radical, rencontrera demain soir Jean Louis Borloo pour évoquer la situation nationale et déterminer la ligne politique du Parti Radical au lendemain de ces élections cantonales. Les Radicaux du Rhône se retrouveront, au niveau local, ce mercredi pour acter leur position et leur vote lors de l’élection de l’exécutif du Conseil Général du Rhône », se sont-ils contentés de répondre dans un communiqué adressé à la presse.

L’élection du président du Conseil général aura lieu jeudi à 15h.

Photos : ©

Publié le : lundi 28 mars 2011, par Michael Augustin

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