Volley, basket, football hexagonal, mais aussi marelle, mini tennis, roller, pétanque et jeux pour enfants, les activités sportives et de loisir investissent en force le futur parc Sergent Blandan. Par contre, pas de piscine ludique comme cela avait été promis en 2008.
« L’aménagement du parc a été décidé avec les riverains du 3ème, du 7ème et du 8ème arrondissements, qui préfèrent avoir un parc naturel, écologique et bucolique », explique Gérard Collomb. En effet, de grandes pelouses, des jardins suspendus ou non, une friche de verdure, des plaines et des terrasses seront aménagés pour le bien-être des riverains.
Le parc sera accessible par cinq entrées, deux à partir de la rue du repos, une par la rue de l’épargne, une autre vers le boulevard des Tchécoslovaques et la dernière donnant sur la rue Sardou, en lien avec le futur groupe scolaire du même nom. « Le contexte de Sergent Blandan est très original par rapport aux autres parcs lyonnais, en raison de plusieurs plateaux d’altimétrie différente », explique Franck Poirier, directeur de l’agence Base paysagistes, en charge du projet. Au nord du parc, l’ancienne place d’armes sera transformée en une grande esplanade, ouverte jour et nuit, tandis que le reste du parc ferme le soir.
Il y a autant d’« espaces fermés », c’est-à-dire de sous-bois, espaces fleuris… que d’« ouverts », pelouses, square, terre plein... « C’est plus écologique », commente Gérard Collomb. Une aire de jeux sera aménagée vers l’école Sardou, un solarium et des terrains de pétanque se trouveront dans la partie sud. Au centre du parc, deux des trois bâtiments existants devront accueillir des jardins suspendus, alors que le troisième, au sud, sera supprimé. Le château Lamothe sera peut-être transformé hôtel-restaurant, tandis qu’un résidence étudiante devra s’installer dans le bâtiment, qui borde au nord la place polyvalente.
Les travaux commenceront « si tout va bien en 2012 », note Gilles Buna, « et devraient s’achever en 2015, sachant que les douves et le front urbain seront terminés en 2013. » L’aménagement coûte 42,65 millions d’euros, repartis entre le Grand Lyon et à la Ville de Lyon. La communauté urbaine avait déjà payé 15 millions d’euros en 2008 pour l’achat du terrain.