En visite à Meyzieu et la Croix-Rousse

Martine Aubry : « la droite veut faire oublier ces élections »

En déplacement pour soutenir les candidats socialistes dans le cadre des cantonales, c’était une Martine Aubry guillerette et combative qui s’était rendue mercredi à Meyzieu et la Croix-Rousse. Souriante, elle a multiplié les piques à l’encontre de Michel Mercier et la droite. Pas un mot en revanche sur le Grand stade.

« Cela fait 20 ans que le Conseil général est à droite, et voilà le résultat ! » s’est écrié la première secrétaire socialiste devant les militants venus la soutenir à la Maison des associations majolane. C’est en effet la seule collectivité qui résiste encore aux socialistes, ville de Lyon, communauté urbaine et région étant déjà à gauche. Pour l’emporter, le canton de Meyzieu est stratégique car la sortante socialiste Odette Garbrecht y est fortement menacée par le maire de la ville Michel Forissier (UMP).

« Les candidats UMP ne se présentent même pas tous sous leur étiquette, il faut dire que c’est dur de soutenir le bilan du président », a raillé Martine Aubry, avant de dénoncer le peu de médiatisation dont les cantonales font l’objet : « la droite veut nous faire oublier que ces élections existent. » Puis, elle s’en est prise au président du Conseil général et garde des sceaux Michel Mercier dont le programme, « selon ses propres propos », ne serait pas « génial ».

La leader socialiste a en revanche soigneusement évité la question du Grand stade, projet fortement contesté par la population locale dans ce coin de l’agglomération, mais défendu bec et ongles par le PS, rangé comme un seul homme derrière Gérard Collomb. Ce dernier n’a pas beaucoup plus attiré l’attention de Martine Aubry. Le maire de Lyon, lui avait pourtant reproché dans son livre de tenir un double discours, disant préférer « la Martine de Lille à l’Aubry de Solférino ». « Nos relations sont très bonnes » s’est contentée de commenter la première dame du PS. A ce moment-là, le sénateur-maire, qui avait pourtant accordé lundi une demi-heure à François Hollande, était déjà en route pour le Mipim de Cannes.

Auparavant, elle avait battu le pavé avec la candidate du canton de Meyzieu, serrant la main aux passants, parlant de chômage, de formation, de pouvoir d’achat. Attablé à la terrasse d’un café, un homme lui expose sa détresse à ne vivre qu’avec qu’un SMIC mensuel. Martine Aubry rétorque : « et vous vous rendez compte que Sarkozy veut supprimer L’ISF ! 4,5 milliards d’euros par an ! »

Après son passage à Meyzieu, Martine Aubry s’est rendue à la Croix-Rousse. Prise dans les bouchons sur un périph’ noir de monde, elle n’est toutefois arrivée qu’avec un petit quart d’heure de retard sur le plateau où elle était attendu par Dominique Bolliet, maire du 4ème arrondissement et candidat à sa succession aux cantonales. Repartie pour un tour des commerces, Martine Aubry s’est même laissée à donner une pièce à des joueurs de guitare, et à signer des autographes. Puis, elle a quitté Lyon avec une demie-heure d’avance, son train initialement prévu ayant été supprimé.

Les photos de la visite sont sur www.facebook.com/lyoninfo.

Publié le : jeudi 10 mars 2011, par Ugo Moret