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Biodiversité

Ça butine au Parc de la Tête d’Or

Des ruches urbaines, c’est possible. Producteurs de miel et pollinisateurs indispensables à la diversité des espèces, les abeilles domestiques deviennent les hôtes des grandes villes. L’occasion de faire le point sur les nouvelles techniques des Espaces Verts de Lyon.

Entrée de la Voûte, boulevard Stalingrad. Un enclos de 60 mètres de long, des haies végétales, une prairie dense. Derrière les hautes herbes se cachent…des ruches. Sur le modèle de la Duchère (9e), les abeilles ont fait leur entrée au mois d’avril dans le parc de la Tête d’Or (6e). Les abeilles domestiques sont de plus en plus présentes dans nos villes. Les Espaces Verts de Lyon ont choisi de faire appel à un apiculteur, Alain Rouchon, pour installer onze ruches dans un espace protégé du parc. « L’objectif est d’introduire l’abeille en centre-ville pour relayer son importance dans la biodiversité et assurer la sauvegarde d’une espèce encore menacée par les produits phytosanitaires à la campagne », explique Tatiana Soulier, ingénieur environnement à la direction des Espaces Verts.

En ville, depuis une dizaine d’années, le grand enjeu est de changer les méthodes d’entretien. Paillage avec des copeaux de bois et petites plantations pour éviter le désherbage intensif ; suppression des plantes exotiques et récupération des eaux de pluie pour réduire la consommation d’eau ; communication entre les architectes et les jardiniers sur la conception des allées ; tolérance aux mauvaises herbes : fini les parterres coquets, la mode est aux prairies naturelles. On compte 400 hectares d’espaces verts à Lyon dont 150 pour le seul parc de la Tête d’Or. « Il y a de plus en plus de terrain à entretenir sans moyens humains ou financiers supplémentaires. Il a bien fallu trouver des solutions », poursuit la jeune femme. « Nous cherchons à recréer un équilibre naturel. L’abeille entre parfaitement dans la chaîne de la biodiversité. N’oublions pas que c’est grâce à elle que les fleurs se fécondent pour donner des fruits et qu’elle permet le brassage des pollens pour le développement des prairies ».

Le rôle principal des abeilles restant la production de miel, la ville va racheter une partie de la récolte à Alain Rouchon, également président du syndicat d’apiculture du Rhône. Ce dernier assure l’entretien de ses propres ruches et effectue des visites de contrôle toutes les quinzaines. Le miel sera notamment dégusté par les quelque 20 600 enfants qui participent chaque année aux animations des Espaces Verts. Fonctionnement d’une ruche, fabrication du fameux nectar, rôle de la reine seront autant de thèmes abordés pendant ces ateliers de découverte. Fin septembre, les gones pourront assister à une reproduction de la récolte, les abeilles étant quelque peu excitées le jour J. Pas de risque de piqûre : les milliers de pollinisateurs sont parqués dans un enclos, éloigné des promeneurs pour des questions de sécurité.

En parallèle, les Espaces Verts espèrent une subvention européenne pour favoriser les mesures de gestion des pollinisateurs sauvages dans tous les milieux. Un dossier sur trois ans a été déposé en partenariat avec l’INRA et l’association Arthropodia. La présence des ruches est un plus dans leur démarche. « Le seul risque est d’avoir trop de demandes d’apiculteurs », souligne Tatiana Soulier. Avant de voler la vedette à la plaine africaine, les abeilles doivent faire connaître leur présence aux 60 000 visiteurs présents les jours de rush au parc, via des panneaux pédagogiques installés à proximité de l’enclos. De nouvelles ruches pourraient apparaître dans le parc des Hauteurs de Fourvière, à Gerland et sur les balmes de la Croix-Rousse. A noter que la mairie du 8e arrondissement a fait installer de sa propre initiative des pollinisateurs sur son toit.

Tél. 04 72 69 47 60

Photos : lyon-info.fr

Publié le : mercredi 29 juillet 2009, par Marla Singer

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