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Tours, Rungis et Dijon sélectionnées

Cité de la gastronomie : soupe à la grimace à Lyon

Lyon n’accueillera pas la Cité de la gastronomie. En tout cas pas toute seule. Alors que le nom du lauréat devait être dévoilé ce vendredi, la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) a finalement opté pour un réseau de villes, à savoir Tours, Rungis et Dijon. Mais pas Lyon. La capitale des Gones « ne doit pas être exclu du schéma proposé », a toutefois noté la MFPCA.

La Cité de la gastronomie est la mesure-phare de l’inscription par l’Unesco du repas gastronomique des Français au patrimoine immatériel de l’humanité en novembre 2010. Elle est censée représenter un outil de promotion de la culture alimentaire française ainsi qu’un « extraordinaire pôle culturel de développement économique et touristique », affirme la MFPCA.

L’idée de répartir la Cité de la gastronomie avait pointé il y a quelques jours déjà, comme le rapporte le Monde. « Personne n’a le monopole de la gastronomie dans notre pays », avait alors commenté Stéphane Layani, PDG de la Semmaris, la société gestionnaire du marché de gros de Rungis.

A Lyon, l’opposition n’a pas raté une aussi belle occasion de se payer le maire de la ville. « Après avoir annoncé l’abandon du projet au Conseil Municipal le 17 septembre dernier, après avoir effectué un revirement début octobre face à la mobilisation des acteurs locaux, Gérard Collomb a préparé dans l’urgence un projet sans y associer les Lyonnais », estime Emmanuel Hamelin (UMP) dans un communiqué. « La méthode de Gérard Collomb a ses limites, et c’est toute une ville qui en fait les frais. » Et Marc Augoyard (UDI) d’ajouter : « Cette décision est le résultat des atermoiements de Gérard Collomb qui n’a pas su prendre ce dossier avec le panache et la détermination qu’il méritait. »

Michel Havard (UMP), rappelle, lui, que les quatre villes concernées sont toutes dirigées par des majorités de gauche. « La solution retenue (...) est sans doute la plus mauvaise. Par souci de soigner ses troupes et incapable d’arbitrer entre ses barons locaux, elle ne permettra à aucune de ces quatre villes de rayonner comme il se devrait sur le plan international, plus encore pour Lyon qui doit se contenter d’un strapontin. »

Le gouvernement ayant demandé des éléments complémentaires sur le financement et la dimension pédagogique des différents projets, les villes retenues ont jusqu’à mi-avril pour présenter ces différents renseignements.

Photo : © Michael Augustin (archives)

Publié le : vendredi 11 janvier 2013, par Michael Augustin

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1 commentaire pour cet article


  • Cité de la gastronomie : soupe à la grimace à Lyon 12 janvier 2013 à13:20, par FOurs

    1/Nous avons un système de penser pyramidal, il nous faut toujours un chef, une capitale… et si nous pensions pluriel ? Si une fédération de villes gastronomes c’était possible !
    2/Il se peut que les atermoiements de la municipalité gènent, mais la commission statue sur le dossier final, pas les méandres qui ont précédé, donc les commentaires annexes sont un ballet politicien.
    3/si Lyon avait été nommé, Lyon aurait dépassé les autres villes, alors p-ê que Paris a préféré écarter Lyon, non ?
    4/à quoi bon se torturer, on verra bien comment cela tournera…

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