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Fouilles archéonologiques dans le 7ème

Fête des lumières : les enfants font leur Histoire

Le mercredi matin est dédié aux enfants dans la galerie La Rage du quartier de la Guillotière. Loren, le chef de file, les attend pour continuer la préparation des Fouilles archéonologiques qui vont illuminer une partie de la rue Pasteur pendant la Fête des Lumières. Au menu du jour, art pariétal, peinture de masques et dessein de petites histoires sur feuilles transparentes.

Ce mercredi matin, les premiers enfants arrivent avec un bon quart d’heure de retard. Loren montre sur un livre des exemples de peinture pariétale, pratiquée jadis par l’Homme de Néandertal, et annonce le programme : « aujourd’hui, nous allons peindre des animaux sur un mur de grotte, comme faisaient les hommes préhistoriques ». Les enfants s’alignent devant une table et commencent par faire un brouillon. « On peut faire tous les animaux qu’on veut, même des araignées ? » demande Julia. Elle peut. « Je suis plus dans le laissez-faire », explique Loren. « Je ne suis pas dans la contrainte alors les règles évoluent au fur et à mesure. »

Aujourd’hui, ils ne sont que trois, et c’est même mieux pour l’état des nerfs de Loren, le concepteur artistique des Fouilles archéonologiques : « là, c’est tranquille. D’habitude je cavale plus. Les gens peuvent venir comme ils veulent, sans forcément prévenir. La semaine dernière ils étaient 12. ». Âgés aux alentours de 8 ans, les jeunes artistes en herbes peignent sur leurs œuvres, et aussi un peu sur leurs camarades, le sol et les murs de la galerie. La première consigne est donc de protéger sa tenue avec de vieux vêtements.

Les enfants demandent un peu d’aide pour dessiner lions, tigres,... Une fois leur brouillon prêt, ils peuvent le reproduire sur une grande feuille de papier sur fond sombre. Quatre couleurs sont mises à disposition pour les animaux : blanc, rose fluo, orange fluo et jaune fluo. « A la fin de la Fête des Lumières, on utilisera une benne à ordure pour évacuer les œuvres. On va faire venir ce conteneur dès le début pour afficher la fresque des enfants à l’intérieur. On va projeter dessus une lumière noire de boîte de nuit pour que seuls les animaux en peinture fluo n’apparaissent ». Puis, les enfants ajoutent quelques hommes-chasseurs pour terminer le « mur de grotte ».

Une partie de la rue Pasteur se transformera en un champ de fouilles archéologiques

Le deuxième atelier peut alors commencer. Anna et Julia vont peindre des masques de « chef sorcier, guerrier, indien ou aborigène ». Le support est un couvercle de poubelle en plastique avec deux trous fondus, pour les yeux et un pour la bouche. « Un des bénévoles de l’association travaille dans une entreprise qui fabrique des poubelles. Souvent ses clients ne prennent pas les couvercles donc il nous les amène ».

Une quatrième élève, Céleste, rejoint l’atelier alors qu’il touche à sa fin. Loren lui fait faire du dessin sur des feuilles de plastique transparent. Avec « des feutres de peinture à l’eau », son but est de créer une histoire sur ce support qui va former au final un rouleau. Julia et Anna choisissent de dessiner « un loup qui mange une fillette, qui mange une poule, qui mange un rat ».

Ces rouleaux seront bien sûr éclairés comme toutes les autres œuvres pour la grande exposition de la Fête des Lumières. Une portion de la rue Pasteur se transformera alors en un champ de fouilles archéologiques :« il faut que je pense à placer les objets créés. On va utiliser le trottoir, certaines vitrines, le balcon de l’immeuble d’en face,... » même si pour ce dernier, Loren n’a « pas encore demandé l’autorisation » à ses voisins, dit-il en plaisantant.

Une préparation intensive depuis le 26 octobre
La galerie La Rage abrite l’atelier de création de l’association Dites 33. Depuis maintenant un mois, elle croule sous les inventions des habitants du quartier de la Guillotière mués en archéologue de l’imaginaire à l’occasion de la Fête des Lumières 2010. « J’ai proposé ce projet de Fouilles archéonologiques aux proches de l’association en janvier 2010, » explique Loren. « Il a été soumis en avril et validé en mai par la ville. Le 26 octobre, nous avons officiellement lancé le début des fouilles et depuis, je ne fais plus que ça ».

Les participants donnent naissance à d’anciennes civilisations imaginaires et produisent, avec du matériel de récupération le plus souvent, des objets, des signes, des images que ces populations auraient pu laisser. « On a même organisé un Scrabble géant pour créer leurs langages puis on a donné une définition à chaque mot ».

Photos : © Nicolas Borg

Publié le : mercredi 24 novembre 2010, par Nicolas Borg

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