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Accueil > Politique > Meirieu : « on évite d’arroser là où c’est mouillé »
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Le candidat Vert lance sa campagne

Meirieu : « on évite d’arroser là où c’est mouillé »

Philippe Meirieu, candidat officiel du PS et d’Europe écologie dans la première circonscription, est revenu sur l’une des polémiques qui l’oppose au maire de Lyon. Gérard Collomb, qui l’a traité de « khmer vert », reproche au vice-président régional de voter contre des subventions destinées à certains pôles de compétitivité et institutions culturelles lyonnais.

« Nous sommes sensibles à ce qu’on n’arrose pas là où c’est déjà mouillé », a justifié Philippe Meirieu. « Si on donne beaucoup à certaines institutions culturelles déjà largement dotées, nombre de petites troupes vont se trouver en difficulté », faute de subventions publiques. Et de rappeler, comme pour montrer patte blanche, que c’est lui qui a transféré L’Institut français de l’éducation de Paris à Lyon, malgré les protestations du personnel, et soutenu Gérard Collomb aux deux dernières élections municipales.

En dépit d’un accord national négocié entre le PS et Europe écologie, qui réserve la première circonscription à un candidat Vert, Philippe Meirieu trouve sur son chemin le radical Thierry Braillard. La candidature dissidente de l’adjoint aux sports à la mairie de Lyon est soutenu par Gérard Collomb et la fédération départementale du PS.

Difficile dans ces conditions de se faire entendre par les militants socialistes de sa circonscription. Le candidat « unitaire » a voulu leur écrire mais la fédération du Rhône a refusé de transmettre le courrier. Il espère alors pouvoir passer par les instances nationales.

Car dans le ville de Gérard Collomb, peu osent défier le maire. Ainsi les deux socialistes qui ont secondé Philippe Meirieu lors de son premier point presse de candidat ne sont pas de grosses pointures. Nathan, étudiant, souhaite s’engager « sur l’unité de la gauche qui doit prévaloir », tandis que Karim Aou, estime que le pédagogue apporterait « une véritable valeur ajoutée à l’Assemblée nationale ». L’ancien conseiller municipal de Villeurbanne dénonce les « pressions » dont les militants socialistes feraient l’objet pour les empêcher de rejoindre Meirieu. « C’est une élection nationale, pas une kermesse locale », s’insurge ce proche de Nathalie Perrin-Gilbert.

Volontairement consensuel, Philippe Meirieu a promis « une campagne que nous voulons unitaire ». Elle commencera samedi avec une première distribution de tracts afin de faire connaître sa candidature. Après les vacances de février, une série d’ateliers thématiques est prévue sur les sujets chers au candidat : logement, transport, formation, emploi, santé, énergie... « On se battra pied à pied, hall d’immeuble à hall d’immeuble », promet-il.

Quant à une éventuelle triangulaire au second tour entre le candidat sortant UMP Michel Havard, Thierry Braillard et Philippe Meirieu, le candidat écologiste assure qu’il « ne prendrait pas la responsabilité de faire gagner la droite ». « Quand on prend le risque de la dissidence, on prend le risque de faire gagner la droite », enchaîne aussitôt son directeur de campagne Gaël Roustan.

Reste la question de la suppléante. Philippe Meirieu souhaite s’adjoindre les services d’une militante socialiste, issue d’un « choix en commun », avec le PS. Vu l’état d’esprit de la fédération du Rhône, cela relève de la gageure.

Photo : © Michael Augustin

Publié le : mardi 17 janvier 2012, par Michael Augustin

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