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Fin du plan froid

Sans-abris : les enfants et leurs mères logés à l’hôtel

le 31 mars, le plan froid a pris fin et les centres d’hébergement d’urgence (gymnases, centre Saint Irénée...) ont fermé leurs portes. Que sont devenues les 470 personnes hébergées toutes les nuits pendant l’hiver ? La réponse à cette question fut l’occasion pour le préfet Jean-François Carenco de faire un point sur la politique de l’État en matière d’hébergement des sans-abris dans le Rhône.

En 2010, l’État a dépensé 32 millions d’euros dans le Rhône pour financer 2756 places d’hébergement social. Un budget qui sera maintenu cette année, a promis Jean-François Carenco, annonçant qu’il compte néanmoins veiller à rationaliser les dépenses. Si une place revient en moyenne à 11 611 euros par an, certaines coûtent en effet le triple. Le préfet souhaite alors « optimiser l’accompagnement social ». « Ce qu’attendent les gens, ce n’est pas d’être hébergés dans des foyers mais d’en sortir », souligne Gilles May-Carle, directeur départemental de la cohésion sociale. « 990 personnes ont ainsi pu accéder à un logement adapté en 2010 », ajoute le responsable. C’est à dire soit à un logement social, soit à une place en maison relais.

Ces dernières sont réservées aux personnes qui par leur âge ou leur condition ne peuvent plus être réinsérées. 256 places leur sont actuellement réservées dans le Rhône. Le préfet prévoit d’en ouvrir 100 de plus cette année et 150 en 2012, dont 40 places réservées à des personnes souffrant de pathologies psychiques. « J’ai trouvé des opérateurs qui s’engagent et les crédits nécessaires », a annoncé Jean-François Carenco, sans plus de détails. Manquent les locaux.

Quant aux 470 sans-abris qui étaient logés dans des centres d’hébergement d’urgence pendant l’hiver, « 170 ont été accueillis dans des structures pérennes et 80 ont accepté l’aide au retour vers leur pays d’origine ». Parmi les personnes accueillies, il y avait « beaucoup beaucoup » de personnes d’origine étrangère, selon le préfet, notamment des Roms. Leur part aurait avoisiné les 80% selon une source proche du dossier. Quant aux restants, Jean-François Carenco s’est engagé à loger tous les enfants de moins de 10 ans avec leur mère à l’hôtel, soit une trentaine de personnes, en attendant d’ouvrir un centre qui leur sera dédié. « On ne doit pas donner le signal qu’il suffit de venir à Lyon pour trouver un hébergement », a prévenu le préfet. « J’ai une responsabilité collective et un devoir d’humanité que j’assume. »

Photo : © Michael Augustin (archives)

Publié le : lundi 4 avril 2011, par Michael Augustin

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3 commentaires pour cet article


  • je connais pas mal de personnes qui sont malheureusement dans la rue... avec les enfants !
    le 31 au soir on leur a dit bye bye et c’est tout !

  • Sans-abris : les enfants et leurs mères logés à l’hôtel 4 avril 2011 à21:54, par Henri Branciard

    Mercredi 30 mars au matin le gymnase Clemenceau a effectivement été fermé.

    "Jean-François Carenco s’est engagé à loger tous les enfants de moins de 10 ans avec leur mère à l’hôtel" indiquez-vous !

    Ce n’est pas l’information fournie par le 115 ce 30 mars vers 10 h du matin aux familles du gymnase mises à la rue : quand nous avons enfin réussi à avoir une réponse du 115, au milieu de la matinée, les familles avec enfants de moins de 6 ans devaient rappeler le 115 vers midi, celles avec enfants de plus de 6 ans après 17 h, les autres ... rien !!!

    En réalité le soir seules les familles avec enfants de moins de 6 ans qui ont réussi à obtenir le 115 auraient été relogées en hôtel pour quelques jours, mais pour celles avec (ou sans) enfants de plus de 6 ans, quelle honte, c’est la rue.

    Qu’en sera-t-il dans quelques jours de ces familles avec enfants de moins de 6 ans ? Tout laisse supposer que demain elles seront aussi à la rue.

    Par ailleurs, il est totalement abusif de parler d’urgence puisque depuis des mois les autorités savent qu’il y a quelques centaines de personnes à la rue, dont certaines suite aux expulsions ordonnées par Monsieur le Préfet. La vraie urgence ce sont seulement les quelques personnes nouvelles qui se retrouvent à la rue.

    En mettant à la rue des personnes adultes comme des mineurs, comment Monsieur le Préfet peut oser dire : « J’ai une responsabilité collective et un devoir d’humanité que j’assume » ?

    Je suis scandalisé par de tels propos et demande à Monsieur le Préfet d’agir véritablement avec humanité, c’est-à-dire de ne pas mettre à la rue des familles et des enfants sans prévoir un relogement et donc dès ce soir de faire le nécessaire pour qu’il reloge les personnes qu’il a fait mettre à la rue.

  • Sans-abris : les enfants et leurs mères logés à l’hôtel 5 avril 2011 à10:02, par romain blachier

    L’état dépense environ un million par jour faute de créer une offre suffisante de logement pour ces situations.

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