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Solidarité

Une épicerie pour les plus démunis

Inaugurée lundi, l’épicerie solidaire le panier des Gones, propose des biens de première nécessité à moitié prix. Sa cible : les « accidentés de la vie », explique Sylvie Guillaume, l’adjointe en charge de la solidarité à la Mairie de Lyon. C’est à dire des personnes qui suite à un licenciement, un divorce ou un décès se retrouvent en difficulté financière.

On y trouve des pâtes Panzani, des gâteaux Prince, du sucre Béghin Say ou encore du shampoing Head & Shoulders, mais surtout beaucoup de premiers prix. L’épicerie a une centaine de références en stock. Outre l’alimentaire, elle propose des produits de ménage et d’hygiène corporelle. Tout coûte en moyenne moitié moins qu’en supermarché. « Il s’agit de produits de qualité », insiste l’adjointe au maire. Achetés à bas prix en déstockage, tous les articles respectent les limites de péremption, même si quelques produits frais doivent être consommés dans les jours qui suivent.

« Ce n’est pas une supérette classique », souligne Sylvie Guillaume. Seules les personnes suivies par les Antennes Solidarité de la ville peuvent y faire leurs courses. Elles doivent être inscrites par les assistants sociaux, pour une durée déterminée de quelques mois, renouvelable. « Il ne faut pas que ce soit sans fin », insiste Pierre Chevassu de l’association AJD, l’une des associations fondatrices de l’initiative. L’épicerie s’inscrit nécessairement dans un projet d’insertion.

Si l’épicerie est ouverte de lundi à vendredi, soit le matin, soit l’après-midi, un roulement par arrondissement est organisé pour gérer les clients. L’épicerie qui est installée rue Saint Georges dans le 5ème est ouverte à tous les Lyonnais dans le besoin. Les familles bénéficiaires se voient alors attribuer un jour de semaine pour venir faire leurs courses.

« Notre objectif est de suivre 400 familles » souligne Yves Collin de l’Entreaide protestante, une autre cheville ouvrière du projet. 80 familles sont d’ores et déjà inscrites. Outre des produits à bas prix, elles y trouveront dès la rentrée du « lien social ». Concrètement, des ateliers organisés pour apprendre comment mieux consommer, ou encore éviter le surendettement. Première structure du genre à Lyon, le panier des Gones fait office de poisson pilote. « Si cette formule remplit sa fonction, nous la reconduirons dans d’autres arrondissements », affirme Sylvie Guillaume qui dit vouloir jouer la carte de la « proximité ».

La structure, qui fait travailler un salarié et une dizaine de bénévoles a coûté quelques 25 000 euros au démarrage. Ses frais de fonctionnement doivent être couverts par les recettes de vente.

Infos : Le panier des Gones, 11 rue Saint Georges, Lyon 5ème.

Photos : © lyon-info.fr

Publié le : lundi 28 juin 2010, par Michael Augustin

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