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Protection de l’enfant

Une marche pour les enfants de parents divorcés

Une poussette, quelques tracts, 20 bougies et 850 km à parcourir à pied, pour promouvoir la protection des enfants de parents divorcés. C’est le défie qu’Ana Milheiro, une quadragénaire et maman de triplés, s’est posée. Depuis son divorce il y a 6 ans, elle ne voit plus ses enfants. Pour dénoncer cette situation, qui est celle d’un grand nombre de pères et mères, cette Brésilienne parcourt le pays. A chaque étape, des parents se joignent à elle, pour conduire la poussette jusqu’à la ville voisine. Partis de Montpellier, les marcheurs veulent rallier Paris le 6 juin pour fêter les 20 ans de la Convention des droits de l’enfant.

« Plus de 2 millions d’enfants ne voient que très peu l’un de leurs parents », estime le professeur Jean-Marc Ghitti, enseignant à l’Institut de formation en travail social à Saint-Étienne. Et près de 28 000 plaintes et 130 000 mains courantes pour non représentation d’enfants sont enregistrées chaque année. « Le droit de visite n’est pas respecté en France », déplore Ana Milheiro. « Je ne vais plus à la gendarmerie, parce que je ne veux pas que mon ex-mari aille en prison », souligne-t-elle.

« La justice aux affaires familiales est là pour gérer les conflits. Ce n’est pas ça que nous voulons. Au lieu d’aller voir immédiatement le juge, les parents doivent agir en responsables, et se tourner d’abord vers des médiateurs familiaux, des psys et des thérapeutes. » Ainsi, la marche s’adresse autant aux parents qu’aux élus à qui les marcheurs demandent plus de crédits pour la médiation familiale.

Lors de leurs escales, ils interpellent passants et maires. « Dans les petites villes, les gens viennent spontanément nous voir », raconte Ana. A Lyon, la seule grande ville sur leur route, le contact avec les locaux est moins facile. La mairie n’a pas répondu à leur demande de rencontre. « C’est dimanche et c’est un long week-end », excuse Alain, qui a conduit la poussette de Vernaison jusqu’aux Terreaux. Là, c’est Jean-Marc qui a pris le relais jusqu’à Fontaine-sur-Saône.

Le 6 juin, la marche doit arriver à Paris pour une grande fête à Bastille avec musique, danse et jonglerie. Le point d’orgue sera un mariage-parental symbolique entre deux parents divorcés qui s’engageront à « favoriser les bonnes relations entre leur enfant et ses deux parents. » L’année 2010 marque les 20 ans de la ratification par la France de la Convention des droits de l’enfant.

Photos : © lyon-info.fr

Publié le : dimanche 23 mai 2010, par Michael Augustin

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3 commentaires pour cet article


  • C’est hélas une triste réalité, beaucoup d’enfants grandissent coupés malgré eux d’un parent. Quand cette coupure est due a la volonté du parent avec lequel ils vivent comment un enfant peut il se construire sainement ?

  • Une marche pour les enfants de parents divorcés 27 mai 2010 à15:23, par LALLEE

    j’y serai le 6 juin à Paris

  • Une marche pour les enfants de parents divorcés 27 mai 2010 à17:24, par Will

    Il y a des millions de preuves que notre système judiciaire n’est pas bon, et que les procédures (les procès durs) sont trop longues.
    Dans cette justice familialiste mercantile, les parents sont capturés illégalement par le monde affairiste judiciaire sous prétexte juridique. Les familles les plus faciles à capturer sont celles où les enfants sont en bas âge voire pas encore nés. Le père et la mère y sont sacrifiés sur l’autel du portefeuille boursier des avocats divorcistes. Il s’agit d’un massacre à l’ordonnance crapuleuse. Les familles où les enfants sont plus âgés commencent à être impactées, comme on agrandit un champ exploitable en déboisant ensuite les alentours. Ici, ce sont les pères qui sont discriminées négativement. Là, ce sont les mères qui sont discriminées de la même manière. L’on croit que c’est grave pour les enfants, puisqu’ils sont déjà élevés et « conditionnés » à la biparentalité, mais cela reste très douloureux quand même (il y a cependant moins de suicides chez ces victimes de la défoliation judiciaire que chez les pères d’enfants qui perdent tout, et assez souvent pas pour la première fois, d’où le concept imbécile de « psychose bi-polaire »). STOP à l’industrie du divorce !

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