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Rue Montesquieu : l’expulsion n’a pas eu lieu

Une cinquantaine de membres d’associations étaient rassemblés dès 6h du matin devant le 63 rue Montesquieu (Lyon 7ème). Cet immeuble appartenant au Grand Lyon, squatté par une cinquantaine de Roms, devait être évacué vendredi matin. Trois heures plus tard, tout le monde est rentré chez lui. L’opération n’a pas eu lieu.

En juillet 2011, l’association Demeurant partout a investi cet immeuble alors inhabité, pour y loger 12 familles de Roms, soit une cinquantaine de personnes. La plupart sont originaires du Bihor, un département de l’est de la Roumanie.

« Ils ont ici un logement digne. Il y a l’eau et l’électricité. Chaque famille a un coin cuisine et une douche », se félicité Gilberte Renard de l’association Classes. « Les enfants sont scolarisés dans les écoles du quartier. » Des conditions exceptionnelles pour ces familles, dont certaines sont à Lyon depuis 2003, habituées à errer de squat en squat.

Leur situation ne reste pas moins précaire. Fin septembre, le Grand Lyon a obtenu du Tribunal de grande instance leur évacuation sans délai. Le bâtiment doit être cédé à Batigère, un bailleur social, qui prévoit d’y construire un bâtiment d’habitation mixte comprenant une quinzaine de logements sociaux. Après avoir décidé de laisser les enfants terminer leur année scolaire, l’expulsion devait donc avoir lieu ce vendredi.

Sans doute en raison de la forte mobilisation associative et la présence de nombreux journalistes, aucun policier n’est finalement venu vider les lieux. « Cela montre que notre action est utile », se félicite Roland Jacquet, élu communiste aux conseils municipal et communautaire. « Les expulsions sont mal perçues. »

« C’est une petite victoire », renchérit Monique Bouchard, co-présidente d’Attac. « La préfecture va peut-être réétudier le dossier ». Mercredi, une rencontre avait lieu entre Demeurant partout et les autorités. L’association avait alors demandé un bail précaire en attendant la démolition de l’immeuble.

Impossible, répond-on au Grand Lyon. « On ne peut pas démolir un bâtiment comme ça. Il y a des études à réaliser, des obligations réglementaires à respecter. Pour cela le bâtiment doit être libre de toute occupation », indique-t-on à la communauté urbaine.

Les policiers reviendront-ils une fois la presse et les associations parties ? La préfecture n’a pas souhaité s’exprimer sur la question.

Photo : © Michael Augustin

Publié le : vendredi 10 août 2012, par Michael Augustin

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