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Fête des lumières

Un 8 décembre plus vrai que vrai

Fera-t-elle mieux que l’année dernière ? Après une Fête des Lumières 2009 en demi-teinte, voilà que la ville annonce pour cette année un spectacle haut en couleur. Près de 80 illuminations, en centre-ville comme dans les arrondissements, attendent les quelque 3 millions de spectateurs qui participent bon an mal an aux festivités. Petit florilège, forcément subjectif et incomplet de la Fête des Lumières 2010 qui fera également la part belle au virtuel.

Les animations qui s’annoncent pas trop mal

Les Terreaux. La place avait connu l’année passée de gros problèmes de congestion. Pour ne pas répéter pareille mésaventure, elle accueillera cette année un spectacle en boucle, sans début ni fin, afin d’éviter que les spectateurs n’arrivent et partent d’un coup. Patrice Warrener, qui en 2008 avait plongé la cathédrale Saint-Jean dans un splendide bain de couleur, rend cette fois-ci hommage à la fontaine Bartholdi et son attelage de chevaux. Chevaux qui se mueront en dragons, chimères, zèbres et autres créatures lumineuses, avant de s’élancer dans une folle chevauchée à travers 3 des 4 façades de la place.

Place de la République. Après avoir glacé puis incendié la place des Terreaux, dans un spectacle plus énervant que magique, Marie-Jeanne Gauthé s’attaque pour sa deuxième participation au bassin de la place de la République. Plongé dans une mer verte, accueillant d’étranges monstres marins, il verra émerger une sirène, puis une lune facétieuse sur laquelle viendra se poser la fusée de Tintin.

Place des Jacobins. Dans un genre plus kitsch, la fontaine des Jacobins jouera aussi avec l’élément bleu. Les sirènes de l’ouvrage, une canne à pêche phosphorescente à la main, pêcheront des poissons lumineux, flottant sur une mer qui ici est bleue. L’animation est signée Fabrice Oudin, artiste lyonnais qui participe pour la première fois aux festivités.

Musée des beaux-arts. Le jardin du palais Saint-Pierre, habituellement havre de paix, prendra des allures inquiétantes, envahi par une végétation luxuriante qui grimpe sur l’édifice et se densifie pour finir par envahir l’espace, tandis que les sculptures apparaissent comme d’étranges créatures dans un univers redevenu hostile à l’homme.

Hôtel-Dieu. Dernière participation de cet édifice, avant qu’il ne se résume plus qu’à la première moitié de son nom. Il propose cette année une balade visuelle et sonore à travers le dédale des cours intérieures présentant 5 tableaux historiques, du XVIIe siècle à nos jours.

Pentes. Après le Rubik’s cube et en attendant Tetris, voilà que Lyon se fait attaquer par les Space invaders, ces petits monstres issus du mythique jeu vidéo de la fin des années 70. Une armée de créatures vert fluo, souriantes ou grimaçantes, dévalera la montée de la Grande côte de plus en plus vite jusqu’à envahir complètement la colline.

De bonnes intentions à confirmer

Saint-Jean et Fourvière. Submerger cathédrale et basilique de couleurs est devenu un grand classique de la Fête des Lumières. Cette année, Philippe Cotten ajoute un rond élevé par une grue à 80m de hauteur, qui symbolisera tour à tour le soleil et la lune, tandis que l’eau montante grignotera la façade de la cathédrale.

Église Saint-Nizier. Librement inspiré du film Un château dans le ciel, Philippe Rizzotti joue avec la façade de l’édifice religieux, qu’il construit avant de l’élever dans le ciel.

Part-Dieu. Une lampe de chevet de 6m de haut, voilà ce qui attend les voyageurs arrivant à la gare Part-Dieu. Si la réaction des touristes reste à découvrir, l’installation constitue en tout cas un point de rencontre difficile à rater.

Tête d’Or. Ni LED ni laser, pas la moindre ampoule n’éclairera ce grand parc lyonnais, qui sera illuminé par le feu, tout en accueillant une foule d’étranges habitants, funambules, automates, monocyclistes... Des spectacles intimistes ou spectaculaires qui invitent à une balade aux chants des musiciens du Kiosk à musik.

Les franchement bof

Les kitschs. Un oeuf géant au Gros cailloux, des tipis fluos sur les Berges, côtoyant des éoliennes bariolées, des parapluies de lumière sur la passerelle Saint-Vincent ou une rangée de lumignons géants sur le pont Morand, l’important c’est que ça brille.

Les nulles. La façade du théâtre des Célestins, qui a déjà connu meilleure année, sera cette fois-ci déconstruite en lignes blanches, tantôt droites, tantôt courbées, tantôt brouillées, le tout animé aux sons des voix des spectateurs. Dans le même genre, on notera les rives de Saône, parcourues par des éclairs blancs, censés symboliser le mouvement de l’eau.

Il est décidément difficile de trouver une animation à la hauteur de la place Bellecour. Mise à part la boule à neige, emportée par le vent en 2007, puis solidement amarrée et éblouissante en 2008, les animations sur cette 3ème plus grande place de France n’avaient jamais bien marqué les esprits. Du coup, cette année, il n’y en a pas du tout. En lieu et place (sic !), elle accueillera un carton de recyclage d’ampoules, taille XXL car mesurant 10m de haut, posé là par la société Récylum, partenaire de l’évènement pour la deuxième année de suite. Le coup d’envoi, qui avait réuni l’année passée 15 000 personnes au pied de la grande roue, bâton lumineux à la main, est aussi passé à la trappe, victime du ratage informatique qu’a connu l’édition précédente.

Loin est également le temps où l’opération des Lumignons du cœur donnait forme à une fresque lumineuse dessinée sur la place Bellecour. Comme l’année dernière, les bougies devront être rangés dans des racks. Des racks qui auront déménagé des Célestins à Antonin Poncet. Ceci ne devrait toutefois pas nuire à la recette de la collecte, cette année au profit du Foyer Notre-Dame des sans-abris, ce qui est bien l’essentiel.

Fête des Lumières 2.0

L’édition 2010 prend résolument le virage des nouvelles technologies. Web, iPhone, smartphone, tout ce qui sonne anglais sera à l’honneur. Pour ceux qui ne pourront pas venir, une animation 3D sur le site Internet permettra d’y être sans y être. Puis, la géolocalisation et des flashcodes aideront les autres à s’orienter et donneront des informations complémentaires sur les œuvres. Enfin, les visiteurs seront invités à télécharger leurs photos sur un site dédié, où les meilleures seront primées.

Maquettes : Ville de Lyon

Publié le : vendredi 12 novembre 2010, par Tony Truand

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