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Sans-papiers

Le sort de Guilherme entre les mains d’Éric Besson

Le sort de Guilherme Hauka Azanga, le sans-papiers angolais, qui vit à Lyon depuis 8 ans, a été évoqué au ministère de l’immigration en marge de la manifestation parisienne contre la xénophobie. Avant, ce père de famille qui a résisté à 3 tentatives d’expulsion, a pu vivre un moment tout particulier en présence de nombreux artistes.

La journée de samedi a commencé sur un air de Serge Gainsbourg. Sous les fenêtres du ministère de l’immigration d’Eric Besson, plusieurs chanteuses, dont Jane Birkin, Jeanne Cherhal et Agnès Jaoui, ont entonné Les petits papiers, hymne à la diversité. Avec eux sur le bus à impériale, il y avait Guilherme(photo), sa compagne Florence et leurs 4 enfants, ainsi que d’autres sans-papiers. Un moment de bonheur pour cet Angolais de 41 ans, qui se cache loin de sa famille, après avoir été relâchéune dernière fois en avril dernier. « Terrorisé » selon ses proches, à l’idée d’être emmené à nouveau en centre de rétention, et alors qu’il vient de rater pour la première fois la rentrée de ses enfants, il a ainsi pu partager ce moment privilégié en famille.

Peu après, les 3 chanteuses quittent le bus pour se rendre au ministère, accompagnées de Régine et de l’ancien ambassadeur et résistant de 93 ans Stéphane Hessel. Et d’Annabelle Billaud, membre du conseil FCPE de l’école Gilbert Dru, où les enfants de Guilherme sont scolarisés. Elle tire derrière elle un chariot chargé de trois cartons contenant 5210 lettres, demandant la régularisation de Guilherme. Cette cargaison devait être remise au préfet du Rhône, au cours d’une manifestationen mai dernier. Celui-ci avait toutefois refusé de la recevoir. Le collectif de soutien avait alors annoncé vouloir s’adresser directement au président de la République.

Reçue par Franck Supplisson, directeur adjoint du cabinet d’Eric Besson, Annabelle Billaud, qui milite également au sein du Réseau éducation sans frontières (RESF), se montrait plutôt « confiante », à l’issue de l’entretien. « Il nous a vraiment écouté et reconnu qu’il y avait un problème », relate-t-elle. Selon cette militante, Franck Supplisson a promis de réétudier le dossier, et confirmé pouvoir régulariser Guilherme pour motifs humanitaire et familial. Réponse en milieu de semaine prochaine.

Photo : © Bertrand Gaudillère

Publié le : dimanche 5 septembre 2010, par Michael Augustin

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