publicité fleche bas
actualite
Retrouvez
Lyon Info sur :
logo-facebook logo-twitter rss
Accueil > Politique > Le PS dans les starting-blocks pour conquérir le département
Partager sur : 
Cantonales

Le PS dans les starting-blocks pour conquérir le département

Comme le scrutin risque de ne pas intéresser grand monde, autant le préparer tôt. Ce lundi, le PS a ouvert le bal en présentant ses candidats aux cantonales partielles de mars 2011. Avec l’objectif déclaré de ravir à Michel Mercier la présidence du Conseil général.

« La majorité est atteignable », clame Jacky Darne, premier secrétaire fédéral du PS dans le Rhône. « La gauche a été majoritaire dans le Rhône aux dernières régionales », ajoute Jean-Jack Queyranne, venu prêter main forte à ses camarades. La gauche a effectivement fait du chemin au Conseil départemental. « Quand j’y suis entré en 1979, on n’était qu’une poignée d’élus », se souvient Jean-Jack Queyranne. Aujourd’hui, la gauche compte 26 conseillers, contre 28 à droite (14 centristes, 12 UMP et 2 radicaux valoisiens). Il ne lui en manque donc plus que 2 pour devenir majoritaire. Ou plutôt 1 seul, car en cas d’égalité parfaite entre les candidats à la présidence, c’est le plus âgé qui est élu. Ainsi, Jacqueline Voterro, doyenne de l’assemblée sortante, haute de ses 76 printemps, a été fortement incitée à retourner devant les électeurs dans son fief de Saint-Fons. « Le mandat ne dure que 3 ans, sinon je ne me serais pas représentée », affirme celle qui est conseillère générale depuis 1992. Et d’ajouter en rigolant : « il faut toujours un vieux sage sous l’arbre à palabre. »

Les cantons qui peuvent basculer

En plus de la plus âgée, le PS se targue aussi de présenter la plus jeune candidate avec Cécile Michaux, 27 ans. Cette jeune diplômée de Sciences Po, affrontera Dominique Perben dans le 6ème canton lyonnais (partie nord du 6ème arrondissement). Un canton, également convoité par le maire divers-droite de l’arrondissement Jean-Jacques David. Un challenge par vraiment gagné d’avance. Ainsi, l’attention du PS se focalise avant tout sur 3 autres arrondissements : l’Arbresle où le maire PS de la ville Pierre-Jean Zannettacci s’en ira défier le sortant centriste François Baraduc. Puis, Vaugneray où la socialiste Florence Perrin s’en prend à un monument départemental en la personne de l’UMP Georges Barriol, vice-président en charge des transports et vice-président du Sytral. Pour conserver ce canton à droite, Barriol, qui avait annoncé ne pas se représenter, s’est finalement ravisé.

Rivalta s’en va, Thierry Philip arrive

C’est l’un de ses poids lourds que le PS envoie dans le troisième canton qu’il souhaite conquérir : Thierry Philip. Après n’avoir fait qu’une bouchée de Dominique Perben aux dernières municipales, le nouveau maire du troisième arrondissement espère bien croquer l’UMP Lionel Lassagne dans le canton Lyon 8 (moitié ouest du 3ème arrondissement). Frappé, en cas de victoire, par la règle du non cumul, Thierry Philip annonce d’ores et déjà qu’il lâcherait son mandat de conseiller régional. Ce n’est surement pas pour faire de la figuration à l’Hôtel du département. Il pourrait donc succéder à Bernard Rivalta à la présidence du groupe socialiste et briguer celle du Conseil général en cas de victoire. Gérard Collomb n’hésite d’ailleurs pas à mettre en avant celui que beaucoup considèrent comme le dauphin du maire de Lyon.

Le Grand stade au menu

Sur les 27 cantons renouvelables, 16 sont actuellement détenus par la gauche, contre 11 occupés par la droite. Celle-ci nourrit aussi quelques espoirs de récupérer ci et là un canton et jète notamment son dévolu sur celui de Saint-Laurent-de-Chamousset et surtout de Meyzieu, où le très populaire maire de la commune Michel Forissier devrait affronter la sortante socialiste Odette Garbrecht. Le Grand stade, auquel Forissier est opposé s’invitera alors sans doute dans les débats. D’autant plus que la majorité départementale actuelle rechigne à faire plus que le stricte minimum pour soutenir le projet de Jean-Michel Aulas. Une présidence socialiste pourrait être beaucoup plus enclin à mettre la main à la poche. « Évidemment », s’écrie Gérard Collomb. Un soutien qui pourrait bien coûter cher à la conseillère sortante.

Gauche contre gauche

Mais le danger pourrait aussi venir des partenaires à gauche. Ainsi Bernard Genin, maire communiste de Vaulx-en-Velin briguerait le canton de sa ville, tandis que les Verts pourrait faire un bon score à la Croix-Rousse face au maire du 4ème Dominique Bolliet. Les écologistes n’ont cesse de répéter qu’ils pèsent désormais 20 % dans le département et la région et s’estiment sous-représentés avec leur unique élu (Gilles Buna) dans l’actuelle assemblée. Un accord Verts-PS est néanmoins fort peu probable, reconnaît une responsable socialiste locale. Ainsi se dessinent de nouveaux duels fratricides, à l’instar de celui qui a opposé en juin dernier à Villeurbanne la Verte Béatrice Vessiller et le socialiste Richard Llung. Et ceci malgré les appels répétés des dirigeants du PS au « retrait républicain » du candidat de gauche arrivé en second position. Sans trop y croire.

Un taux de participation qui s’annonce mauvais

« Contrairement aux précédentes élections, les prochaines cantonales ne sont pas couplées à d’autres scrutins », met en garde Jean-Jack Queyranne. En 2004, cantonales et régionales avaient lieu simultanément, en 2008 ils se tenaient en même temps que les municipales. Ce qui laisse présager un taux de participation riquiqui, à l’image de celui enregistré en juin dernier, quand seuls 13 % des Villeurbannais s’étaient déplacés pour élire le successeur du défunt conseiller socialiste Raymond Terracher. D’autant plus que les élections de mars prochain auront lieu dans un contexte de grande incertitude, à l’aune d’une réforme territoriale aux contours encore flous et promise à une courte existence en cas de victoire de la gauche en 2012.

Photo : © Stéphane Rabut

Publié le : mardi 5 octobre 2010, par Michael Augustin

Partager sur : 
 


Commenter :


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Après le premier tour

Aulas : anatomie d'un naufrage

Jean-Michel Aulas, richissime homme d'affaires et ex-président de l'OL, est passé en l'espace de (…)
La suite
Municipales 2026

Un accord pour « balayer Aulas et sa droite réactionnaire »

Anaïs Belouassa Cherifi avait donné rendez-vous à la presse sur un terrain de basket à proximité des tours de la (…)
La suite
Premier tour

Aulas s'effondre, la Métropole pourrait basculer

Le contraste n'aurait pas pu être plus saisissant : une gauche euphorique, une droite catastrophée. Les autres (…)
La suite
Les caricatures à l'assaut du candidat

Aulas : vaut-il mieux en rire ?

À contre-courant de la campagne officielle, avec ses projets d'un côté et ses fake news de l'autre, une (…)
La suite
Fake news : nettoyer les incuries d'Aulas

Pipeau, mensonges et vidéo

De la pollution à la dette, en passant par les transports en commun et la sécurité, les fake news de l'équipe (…)
La suite
Meeting à la Bourse du travail

Mélenchon à Lyon : médias, Némésis, Bolloré dans le viseur

Le meeting de fin de campagne de La France insoumise s'annonçait incandescent. La venue à Lyon de Jean-Luc (…)
La suite
Liberté de la presse

Lyon People : jusqu'où peut aller le dénigrement ?

Quelles sont les limites de la liberté de la presse ? Couvre-t-elle le dénigrement systématique, les articles (…)
La suite
La Une  | La ville  | Economie  | Culture  | Politique  | Ecologie  | Société  | People  | Sport  | Carrière | | Plan du site | | Nos partenaires| SPIP